Pompe à insuline et activité physique 1

Pompe à insuline et activité physique

Gestion de l’activité physique avec un traitement par pompe à insuline

Le traitement par pompe à insuline sous-cutanée vise à mimer au plus près la sécrétion physiologique d’insuline. Cette modalité thérapeutique concerne de nombreux patients diabétiques de type 1 et tend à se développer également chez les patients diabétiques de type 2 nécessitant un traitement intensif par insuline.

Activité physique et diabète

Une activité physique régulière et adaptée (2.5heure/semaine) est recommandée chez les personnes diabétiques. En effet, elle a démontré un effet bénéfique sur l’équilibre glycémique, sur la prévention des évènements cardiovasculaires et des complications microangiopathiques, sur le contrôle du poids et sur le bien-être.

Lors de la réalisation d’une activité physique chez une personne diabétique il existe 2 types de risque :

  • Un risque d’hypoglycémie : avec nécessité de diminuer la dose d’insuline injectée. Ces hypoglycémies sont considérées comme un frein à la pratique et entrainent une diminution des performances.
    Elles peuvent survenir aussi bien pendant qu’après l’activité : soit rapidement après, soit dans les 24h suivantes. Il s’agit d’hypoglycémies dites de récupération et sont en lien avec une augmentation de l’insulino-sensibilité. Les hypoglycémies tardives sont d’autant plus fréquentes que l’activité a eu lieu en fin d’après-midi ou dans la soirée.
  • Un risque d’hyperglycémie : moins fréquent, et souvent transitoire. Les hyperglycémies surviennent le plus souvent lors d’une activité intense sur une courte durée du fait d’une sécrétion de catécholamines et d’une augmentation de la sécrétion hépatique de glucose. Elles présentent un risque de déshydratation et d’une diminution de performance.

Réduire ces évènements hypo et hyperglycémiques est donc essentiel pour pratiquer une activité physique en toute sécurité. Le traitement par pompe à insuline sous cutanée, avec une administration continue d’un analogue rapide ou ultra rapide d’insuline, permet un ajustement rapide des doses et offre donc une meilleure gestion de la glycémie au cours de l’activité physique.

Activité physique et traitement par pompe à insuline sous-cutanée

  • Gestion des hypoglycémies et des hyperglycémies DURANT l’activité
    • Anticiper le risque hypoglycémique en visant un objectif de glycémie avant le début de l’activité physique entre 1.2 et 1.8g/l. Pour cela, il peut être nécessaire de réaliser un apport en glucides ainsi qu’une réduction des doses d’insuline.La conduite à tenir sera différente en fonction du moment où a lieu l’activité physique :
      • Pour une activité physique réalisée moins de 3h après le début d’un repas, il faudra diminuer le bolus au moment du repas. La réduction du bolus sera fonction de l’intensité et de la durée de l’activité prévue. (cf tableau 1)
        Tableau 1 : schéma d’adaptation de la dose d’insuline au moment du repas en fonction de la durée et de l’intensité de l’activité physique. Selon article paru dans Diabetes Care en 2001
      • Pour une activité réalisée à distance d’un repas (plus de 3h) il faudra privilégier une diminution du débit de base de la pompe. Dans ce cas, il est conseillé de réduire le débit de base au moins 1 heure avant l’activité, et d’au moins 50%.
    • En cas de survenue d’une hypoglycémie
      Il est conseillé d’interrompre transitoirement l’activité et de se resucrer avec au moins 15g de glucides à index glycémique élevé (sucre, jus de fruit …) avec nouveau contrôle de la glycémie 1/2heure plus tard. Le resucrage corrigera plus rapidement l’hypoglycémie qu’un éventuel arrêt ou une diminution du débit basal du fait de la persistance d’insuline active à l’arrêt de la pompe.
      L’activité devra être interrompue définitivement en cas de glycémie < à 0.54g/l et transitoirement si elle est < 0.7g/l.
    • Rechercher la cause d’une hyperglycémie et la traiter
      • Hyperglycémie en lien avec une activité physique intense : il n’est pas recommandé de réaliser des bolus de correction mais de l’anticiper en réduisant la prise de glucides et en ne diminuant pas la dose d’insuline avant l’activité.
      • En cas de problèmes techniques et de déconnexion de la pompe (arrachement du cathéter ou déconnexion volontaire) : il existe un risque de cétose au-delà de 2 heures. La durée maximale autorisée de déconnexion de la pompe n’est pas clairement définie.
      • En cas d’hyperglycémie > 3g/l, une recherche d’acétone est conseillée.
        Devant une acétonémie > à 0.5mmol/l il est conseillé d’arrêter ou de ne pas démarrer l’activité physique
  • Gestion des hypoglycémies survenant APRÈS l’activité physique
    Adaptation du débit de base suivant l’activité physique : selon la durée et l’intensité de l’activité.
    Adaptation du bolus au moment du repas suivant l’activité physique : il est conseillé de diminuer également ce bolus, par exemple de 25%.

Au total, la gestion de l’activité physique chez un patient diabétique traité par insulinothérapie intensive est difficile. Celle-ci peut être facilitée par un traitement par pompe à insuline sous-cutanée mais il est important de souligner qu’il est nécessaire de réaliser une approche personnalisée pour chaque patient et chaque type d’activité physique.

Tableau 2 : Facteurs décisionnels à prendre en compte avant de débuter une activité physique

D’après un article des Dr Berné et Pr Duclos, paru dans la revue Diabète & Obésité en juin 2021

 



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Docteur Bénichou et son équipe


Le stylo connecté MALLYA®, en pratique 3

Le stylo connecté MALLYA®, en pratique

Le stylo connecté MALLYA®, en pratique

MALLYA® est un dispositif médical qui collecte automatiquement les données d’un stylo injecteur d’insuline (dose, date et heure) et les transmet en temps réel par Bluetooth à une application mobile compatible. Il est le seul dans sa catégorie à avoir obtenu le marquage CE classe IIb. Il est commercialisé par Biocorp et Roche Diabetes Care depuis avril 2021 mais n’est pas remboursé.

Il est compatible avec les stylos injecteurs d’insuline jetables Solostar®, Kwikpen® et Flexpen®. Le dispositif se compose d’un corps et d’une mollette. Le corps se clipse sur le stylo d’insuline en alignant sa fenêtre de lecture avec la fenêtre de dose du stylo. La mollette se positionne à l’extrémité du stylo sur le bouton injecteur.  

Le corps de Mallya détecte les rotations de la mollette par un champ magnétique et reconnaît ainsi la dose d’insuline injectée. Mallya distingue automatiquement les doses utilisées pour purger le stylo des doses injectées. Des signaux visuels et audio guident le patient durant l’injection.

Mallya collecte automatiquement la dose délivrée avec une très haute précision, puis transfère les données en temps réel au smartphone du patient via une application compatible telle que Gluci-Chek. Pour ce faire, le dispositif doit avoir été au préalable jumelé avec le smartphone du patient. 

Le patient peut ainsi consulter l’historique de chaque injection (dose, type d’insuline, date et heure) et a la possibilité, s’il le souhaite, de partager ses données avec ses professionnels de santé.

Mallya se recharge sur secteur ou sur l’ordinateur au moyen d’un câble USB. Une charge de 2 heures lui permet une autonomie de 2 semaines.

Article mis en ligne par le Docteur Céline Eid du service d’endocrinologie du CHU de Perpignan.

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Diabète, chronique d’une vie annoncée… 4

Diabète, chronique d’une vie annoncée…

C’est quoi la vie quand on est diabétique ?

Vaste question… Chaque sujet peut y répondre à sa façon et beaucoup renvoient des vécus similaires. Les patients diabétiques, funambules à la recherche d’un fragile équilibre, regardés par leur monde… Certains confrontés à une loyauté qui souvent les enchaine, d’autres empêtrés dans des deuils impossibles, ils doivent pourtant composer avec eux-mêmes et avancer sur le chemin de leur vie.

Le temps de la découverte…

Nombreux sont les patients qui évoquent l’hérédité « dans ma famille, tout le monde est diabétique, je savais que ça risquait de m’arriver, je n’ai pas été surpris ». Ainsi arrimés à une génétique familiale ils donnent du sens à leur maladie, cela confirme une appartenance mais à quel prix ? À quelle famille se retrouve-t-on ainsi associé ? Ils précisent souvent que cela ne les a pas dispensés de l’inquiétude voire de la peur, des nombreuses questions qui ont suivi l’annonce et des émotions qui l’accompagnent. Comment s’approprier un vécu propre et un rapport personnel à la maladie ? Peut-on s’autoriser à faire pire/mieux ? À se projeter dans un avenir différent ?

« Moi c’est arrivé suite à un choc », dans ces mots une certaine brutalité se dévoile. Il y a un avant et un après, mais plus encore une double peine. En plus du traumatisme (deuil, séparation, violence, accident…) s’ajoute un diagnostic qui conditionne un état et un avenir différents, peut-être au pire moment. Déjà éprouvé, le sujet se sent souvent puni pour un crime qu’il n’a pas commis. Ce démarrage peut, faute d’un soutien adapté, garder longtemps l’empreinte du trauma et rendre plus longue voire périlleuse l’intégration du diabète.

L’oubli de soi

A travers le récit de la maladie chronique des destins se dessinent, alourdis, morcelés voire déchirés. Les patients racontent un quotidien malmené par la charge mentale : celle de leur propre santé (polypathologie, précarité) ou encore celle de leurs proches (charge familiale, relation toxique, personne dépendante ou au contraire profonde solitude et rupture familiale). Dans ces situations difficiles à vivre le diabète est supplanté par une longue liste d’autres priorités et le désinvestissement de soi en est le premier symptôme, avec les conséquences que l’on connaît. « Oh moi le diabète c’est une chose parmi d’autres», « diabète ou pas diabète, je dois aller travailler, j’ai une famille à nourrir », « je ne sais pas dire non, alors je passe après » sont autant de discours souvent exprimés lors des ateliers sur le vécu de la maladie.

Il semble que le diabète pose la question du rapport à l’autre et plus encore du rapport à soi. C’est comme s’il interrogeait la capacité du sujet, au cœur de ses engagements multiples, à se rappeler à lui-même. Rendez-vous de suivi, observance des traitements, hygiène de vie alimentaire et activité physique, contrôle de la glycémie, sont autant de dimensions de la maladie chronique qui rythment la vie et demandent un temps non négligeable destiné à soi.

Un mal sournois

La vie avec le diabète interpelle par la lassitude que l’on sent chez de nombreux patients. Il n’existe pas de pause, de temps de récupération ni même de véritable insouciance chez le diabétique. La maladie requiert une vigilance permanente, un contrôle continu, un planning dans lequel relâchement ou prise de distance avec les bonnes conduites implique des conséquences. Derrière un apparent silence, le diabète existe à bas bruit : dans le risque de complication auquel il expose, dans l’appréhension des chiffres que l’on ne cesse de consulter, d’une santé que l’on surveille et de l’imprévisible variation glycémique qui peut venir tout compliquer.

« C’est la nuit que je redoute le plus car je vis seul. Qui sera là pour me porter assistance si je fais une hypoglycémie en dormant ou si je tombe dans le coma avant d’avoir pu appeler les secours ? ». « La pompe c’est mon traitement mais aussi mon symptôme », me dit un jour une patiente dont la découverte tardive d’un DT1 avait entraîné la pose rapide d’une pompe à insuline qu’elle a eu beaucoup de mal à accepter. En effet l’outil peut aider mais aussi effrayer, stigmatiser. Il demande une souplesse supplémentaire dans l’adaptation à la maladie chronique.

Un conflit d’identité, une question de société

Etre diabétique, c’est pour beaucoup une énigme « comment expliquer aux autres ce que je ne comprends pas moi-même ?  ». L’évolutivité de la maladie amène des moments de transition qui interrogent et fragilisent (annonce, passage à l’insuline, complication). Le patient est en perte de sens, coincé dans le paradoxe des efforts conséquents qu’il engage dans la gestion de sa maladie et de l’absence de résultats visibles vécue comme ingrate et décourageante. Il peine à se sentir malade face à l’absence de symptôme et se heurte à une société qui n’avance pas dans la reconnaissance de cette maladie.

La question alimentaire cristallise cet enjeu individuel et social, au premier plan des échanges entre patients diabétiques : « les autres ne me comprennent pas, lorsque je suis à un repas de famille, on banalise en me disant que pour une fois je peux faire un écart et prendre une part de gâteau », ou au contraire « mon entourage me surveille, me reprend lorsque je m’octroie un plaisir alimentaire », « gérer mon alimentation c’est difficile pour moi qui vit seul, je n’ai pas toujours envie de cuisiner »… La prise alimentaire est souvent la première réponse aux difficultés émotionnelles, impactant le poids et l’équilibre glycémique « je sais que je ne dois pas, mais quand je suis stressé, je me jette sur le sucre »…

C’est le diabète, sentinelle infatigable, qui ramène le temps d’une hospitalisation, d’une consultation vers des émotions parfois douloureuses à regarder. Au-delà du diagnostic médical de complication ou de déséquilibre, il y a un travail d’accueil précieux à mener. Etre présent et disponible sans être intrusif. C’est l’affaire de toute une équipe qui peut aider le patient diabétique, dans ce temps d’échange, à faire le constat délicat de la distance qu’il a pris avec lui-même, du déni de la maladie qui persiste dans ce fonctionnement. Pourquoi ou pour qui ?

Être sujet de son diabète

Pour beaucoup, l’individualité a depuis longtemps cédé la place à d’autres charges, d’autres urgences, générant frustration, tristesse et colère. Cela peut amener jusqu’au sentiment de vide voire à un vécu dépressif. Pour d’autres la peur d’être englouti par la maladie a creusé une distance grandissante avec le corps et le soin, faisant le lit de la rupture thérapeutique et des complications.

Quand le patient analyse son rapport à la maladie, il prend de la hauteur. Observer et comprendre ses évitements et ses peurs peut aider à retrouver un potentiel d’action. Donner des réponses à ses questions pour mieux anticiper, savoir agir et réagir. C’est dans cette clarté que le malade peut retrouver une confiance en lui, qui l’aidera à intégrer les contraintes inhérentes à la maladie dans le respect de lui-même.

Cela passe par un temps de compréhension mais aussi de réflexion. Qui suis-je et que représente le diabète dans ma vie ? Où se situe le point d’équilibre entre ma liberté et ma santé ? Quelle(s) perspective(s) puis-je me donner ?

 

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Article mis en ligne par Mme Jessica BELHOCINE, psychologue au Centre Hospitalier de Perpignan, service endocrinologie.

Les nouveaux dosages du Trulicity 5

Les nouveaux dosages du Trulicity

Trulicity, Zoom sur la nouveauté du mois

Les nouveaux dosages du Trulicity à 3mg et 4,5mg désormais disponibles et remboursés en France

C’était attendu, c’est désormais officiel. Suite aux résultats de l’étude Award 11 prouvant la supériorité  du Trulicity  à 3 et 4,5 mg par rapport au dosage à 1 ,5 mg sur l’HBA1C et la perte de poids, les dosages à 3 mg et 4 ,5 mg sont désormais disponibles et remboursés en France.

  1. Qu’est-ce que le Dulaglutide(Trulicity )? Le Trulicity est un analogue hebdomadaire  injectable du GLP1 permettant une diminution significative de l’HBA1c de l’ordre de -1,5 % en moyenne. Il a également une action favorable sur le poids de l’ordre de 3 kg en moyenne au dosage de 1 ,5 mg
  2. Quelles sont les indications du Dulaglutide (Trulicity) ?
    Le Trulicity est indiqué chez les adultes pour le traitement du diabète de type 2 insuffisamment contrôlé en complément d’un régime alimentaire et d’une activité physique
    • En bithérapie en association avec le Metformine
    • En trithérapie en association avec la Metformine et un Sulfamide hypoglycémiant
    • En trithérapie en association avec la Metformine et une insuline basale.
  3. Pourquoi des dosages à 3 et 4,5 mg en plus de ceux déjà disponibles à 0,75 et 1,5 mg ?
    L’étude de phase 3 AWARD-11 a  évalué l’efficacité et la sécurité  d’emploi des deux doses expérimentales de dulaglutide (3,0 mg et 4,5 mg) par rapport à la dose à 1,5 mg.
    Chez les patients qui sont restés sous traitement tout au long de l’étude, les deux doses ont permis réduire significativement l’HbA1C et le poids à 36 semaines par rapport aux valeurs initiales :• Dose de 4,5 mg (HbA1C : -1,9 %, poids : -4,7 kg)
    • Dose de 3,0 mg (HbA1C : -1,7 % ; poids : -4,0 kg)
    • Dose de 1,5 mg (HbA1C : -1,5 % ; poids : -3,1 kg)La proportion de patients atteignant une perte de poids supérieure ou égale à 5% était de 49% à 36 semaines pour le groupe de patients traité par la dose de 4,5 mg de dulaglutide. Le profil de tolérance était similaire au profil connu de la classe des analogues du GLP1, avec notamment des effets indésirables gastro-intestinaux de type nausées, diarrhée et vomissements. Le prix des différents dosages de dulaglutide (0,75 mg à 4,5 mg) est identique. Le journal officiel a publié le 06 mai dernier l’inscription sur les listes de remboursement.

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Free Style Libre : les principales études 6

Free Style Libre : les principales études

Les données cliniques d’utilisation du Freestyle libre

Les principales études

Librelinkup, nouvelle application pour le Freestyle libre 2 pour davantage de partage de données 1 Introduction :

Le capteur Free Style Libre (FSL) est commercialisé depuis 2014 grâce à 2 grandes études appelées étude IMPACT pour les diabétiques de type 1 et étude REPLACE pour les diabétiques de type 2. De nouvelles études en situations de vraie vie ont permis d’obtenir des retours d’expérience de patients sur l’utilisation du système FSL, l’impact de ce système sur leur équilibre glycémique, sur les hospitalisations, sur les hypoglycémies et sur la qualité de vie.

> Plus d'infos sur le Freestyle libre 2

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Les études de base :

  • L’étude IMPACT : A montré que l’utilisation du FSL permettait de réduire le temps passé en hypoglycémie et d’améliorer l’équilibre glycémique des patients diabétiques de type 1.
  • L’étude REPLACE : A montré une amélioration significative de la valeur de l’HbA1c chez les diabétiques de type 2 de moins de 65 ans mais également une diminution de 50% du temps passé en hypoglycémie pour tous les patients diabétiques de type 2 quel que soit leur âge.
  • L’étude BIG DATA : Cette étude a porté sur les données stockées dans le cloud. Elle a permis de mettre en lumière que les patients diabétiques se scannent en moyen 14 fois par jour avec une concordance entre la fréquence de scans et les paramètres métaboliques ; ainsi plus les patients se scannent :
    - Plus l’HbA1c diminue
    - Plus le temps passé dans la cible augmente
    - Plus le temps passé en hypoglycémie diminue

Les études réalisées en vie réelles :

  • L’étude REFER : Dans cette étude on a comparé les hémoglobines glyquées de patients diabétiques, 3 mois avant la mise sous système FSL et 3 à 6 mois après. Cette étude a été réalisée en Autriche, en Allemagne et France. Ces résultats ont montré que quel que soit le pays, l’HbA1c s’est améliorée en diminuant de 0,8 à 0,9% après le passage en FSL. Le fait que les patients étaient traités par multi-injections ou par pompe sous cutanée n’avait pas d’influence sur le résultat.
  • L’étude RELIEF : Il s’agit d’une étude française sur un nombre important de patients diabétiques de type 1 ou de type 2 (Plus de 30 000 patients dans chaque groupe). Les auteurs de cette étude ont épluché les données de la sécurité sociale. Ils ont analysé les entrées en hospitalisation des patients diabétiques l’année qui a précédé en passage en système FSL et l’année qui a suivi la mise sous FSL. Ils ont retrouvé une diminution de 52% des hospitalisations pour accident aigu du diabète aussi bien chez les diabétiques de type 1 que les diabétiques de type 2.
  • L’étude ABCD : Il s’agit d’une étude anglaise en vie réelle qui a montré une amélioration très significative de l’HbA1c, du nombre d’hospitalisation en urgence pour complications aigues du diabète, de la détresse liée au diabète et des hypoglycémies non ressenties après l’installation du système FSL. 

Conclusion : 

Le FSL est apparu en 2014 sur la base unique de 2 études qui ont mis en évidence le caractère révolutionnaire de ce système. Aujourd’hui cette révolution se confirme par des études en vie réelle de bonne qualité. Le remboursement du système FSL a été légitimé par des données fiables, qui ont pu montrer qu’il y a moins d’hypoglycémies grâce à l’utilisation du FSL. Que la majorité des patients qui l’utilisent sont satisfaits. Que dorénavant il existe des études d’utilisation du FSL également chez les diabétiques de type 2 en vie réelle. 

Ces études ont aussi permis de mettre en évidence l’amélioration de l’équilibre glycémique par la baisse significative de la valeur de l’hémoglobine glyquée, la réduction des hypoglycémies et des hospitalisations en urgence. 

Les prochains objectifs sont : de réduire l’incidence des effets indésirables sur l’apparition d’un eczéma sur le site de pose du capteur. De vaincre les réticences de certains patients qui ne veulent pas porter de capteurs sur eux. D’essayer d’améliorer l’utilisation de ce système par les adolescents.

 

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> Comment fonctionne le Freestyle libre 2 ?

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🎥  Les nouvelles technologies du Diabète - Spéciale SFD

🎥   Et si on revisitait les traitements médicamenteux du diabète 

🎥  Le dépistage de la cardiomyopathie ischémique silencieuse chez le patient diabétique

 

Article mis en ligne par le Docteur Nelly MORTINIERA, Tiré de l’article publié dans la revue Diabète et Obésité N°143 d’avril 2021 par le Professeur Pierre-Yves Benhamou, chef de service d’endocrinologie, CHU de Grenoble. 

Le NUTRI-SCORE : A QUAND UNE OBLIGATION EN EUROPE ? 7

Le NUTRI-SCORE : A QUAND UNE OBLIGATION EN EUROPE ?

 

Qu’est-ce que le Nutri-Score ?

Le Nutri-Score, vous l’avez surement déjà vu, c’est ce petit logo apposé sur la face avant des emballages alimentaires qui note les produits de A, vert foncé, pour les plus favorables sur le plan nutritionnel à E, orange foncé, pour les moins favorables. Il est pratique et bien utile pour comparer les produits en un coup d’œil quand on fait ses courses et pour identifier ceux de meilleure qualité nutritionnelle.

Comment est calculé le score d’un produit ?

Pour classer chaque produit, le Nutri-Score prend en compte pour 100 g de produit

  • la teneur en nutriments et aliments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes, légumineuses
  • la teneur en nutriments à limiter : calories, acides gras saturés, sucres, sel

Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur

  • Du produit le plus favorable sur le plan nutritionnel (A)
  • Au produit le moins favorable sur le plan nutritionnel (E)

Pour tenir compte des spécificités de certaines familles d’aliments telles que les matières grasses ajoutées (beurre, huile), les fromages ou encore les boissons ,la méthode de calcul du score a été adaptée en tenant compte du rapport acides gras saturés/lipides totaux  pour les matières grasses ajoutées, de leur teneur en protéines pour les fromages, de leur teneur en calories , sucres, et fruits et légumes pour les boissons.

Comment est calculé le score d’un produit ?

Pour classer chaque produit, le Nutri-Score prend en compte pour 100g de produit

  • la teneur en nutriments et aliments à favoriser : fibres, protéines, fruits et légumes, légumineuses
  • la teneur en nutriments à limiter : calories, acides gras saturés, sucres, sel

Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur

  • Du produit le plus favorable sur le plan nutritionnel (A)
  • Au produit le moins favorable sur le plan nutritionnel (E)

Pour tenir compte des spécificités de certaines familles d’aliments telles que les matières grasses ajoutées (beurre, huile), les fromages ou encore les boissons, la méthode de calcul du score a été adaptée en tenant compte du rapport acides gras saturés/lipides totaux  pour les matières grasses ajoutées, de leur teneur en protéines pour les fromages, de leur teneur en calories, sucres, et fruits et légumes pour les boissons.

Quels sont les produits concernés par ce logo ?

À quelques exceptions près (herbes aromatiques, thés, cafés, levures etc…), tous les produits transformés et les boissons sont concernés par ce Nutri-Score. Les produits non transformés comme les fruits et légumes frais ou le poisson frais ne sont pas concernés de même que les boissons alcoolisées.

Comment a-t-il été mis en place ?

Mis en place en France en 2017 sur la base des travaux de l’équipe de recherche du Pr Serge Hercberg avec le concours de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et du Haut Conseil de la santé publique, le Nutri-Score a été jusqu’ici formellement adopté par 6 membres de l’Union Européenne (France, Belgique, Espagne , Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas). Malheureusement, il faudrait que les 27 membres de l’Union Européenne votent son caractère obligatoire pour obtenir sa généralisation ce qui est encore loin d’être fait… Néanmoins, la communauté scientifique ainsi que nombreuses associations de patients et de consommateurs  réclament son caractère obligatoire dans un appel solennel adressé à la commission européenne. À suivre…

En conclusion

Si à lui seul le Nutri-Score ne peut prétendre se substituer à une politique de santé publique, il peut cependant revendiquer un rôle positif auprès des consommateurs en sachant qu’il a été validé par de nombreuses publications dans les revues scientifiques. S’il n’est toujours pas obligatoire, on peut tout de même se réjouir de son adoption par quelque 500 industriels et distributeurs en France. Progressivement, le Nutri-Score s’impose dans les rayons alimentaires de nos supermarchés.

 

Article mis en ligne par le Dr Muriel BENICHOU d’après une communication de la Fédération Française des Diabétiques

Inertie thérapeutique et résistance à l’insuline 8

Inertie thérapeutique et résistance à l’insuline

Introduction

L’inertie thérapeutique correspond à l’absence d’intensification voir d’optimisation des traitements chez les diabétiques de type 2. Elle prolonge la durée d’exposition de ces patients à l’hyperglycémie de ce fait, elle les expose un peu plus aux complications associées à leur diabète. Environ 50 % des patients diabétiques de type 2 traités n’atteignent pas l’objectif glycémique fixé. L’inertie thérapeutique est alors une barrière importante à l’obtention du contrôle glycémique souhaité. Avec l’obésité en particulier abdominale et la résistance à l’insuline qui en découle, elle contribue à l’échec de la prise en charge optimale des patients diabétique de type 2.

Un fréquent retard à l’intensification

Sur la population de diabétiques de type 2 traités, seuls 30% bénéficient d’une intensification de leur traitement. Le démarrage à modifier le traitement des patients se fait au bout d’un délai moyen de 3 ans et demi. Cette lenteur s’explique par de nombreuses raisons qui vont de la crainte des effets secondaires des médicaments en particulier les sulfamides hypoglycémiant et l’insuline, à la réduction de la qualité de vie en passant par la peur des hypoglycémies, de la prise de poids, la complexité des schémas de traitements qui va conditionner l’adhésion des patients à l’observance de leurs traitements.

L’obésité un facteur d’aggravation de la résistance à l’insuline

Dans le diabète de type 2, la relation entre la résistance à l’insuline et le poids a été mis en évidence. En effet, plus le poids de l’IMC (l’indice de masse corporelle) et le tour de taille augmente, plus l’indice de résistance à l’insuline augmente et plus l’efficacité des médicaments contre le diabète diminue en particulier l’efficacité de l’insuline. Ces observations montrent l’importance de détecter la résistance à l’insuline chez les patients diabétique de type 2 et de lutter contre la prise de poids.

Comment lutter contre la résistance à l’insuline

En cas de déséquilibre glycémique persistant chez les patients diabétiques de type 2, le choix des modifications du traitement sera orienté en fonction du profil du patient. L’obésité qui est présente chez la majorité des patients diabétiques de type 2 est un paramètre majeur à prendre en compte. Chez ces patients, avant de passer à un traitement par insuline, l’approche qui permet de combiner les médicaments qui restaurent la sensibilité à l’insuline semble judicieux et sous-tendu par la logique de l’installation de la maladie (Metformine, glitazones non commercialisés en France, analogue du GLP1…) puis vont suivre les médicaments qui permettent la sécrétion d’insuline (sulfamides hypoglycémiants). L’insuline sera la solution uniquement en cas d’échec.

Article mis en ligne par le Dr Nelly MORTINIERA, tiré de la revue Diabétologie Pratique N° 79 publié en février 2021 par C. FERRAT.  

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SAXENDA, une aide à la perte de poids

Saxenda, le nouveau médicament contre l'obésité autorisé

Les indications

SAXENDA 6 mg/mL est une spécialité injectable, non remboursée, à base de liraglutide, indiquée dans le contrôle du poids en complément d’un régime hypocalorique et d’une majoration de l’activité physique chez les patients adultes ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) :

  • ≥ 30 kg/m² (obésité), ou
  • ≥ 27 kg/m² et < 30 kg/m² (surpoids) en présence d’au moins une comorbidité liée au surpoids tels qu’un prédiabète ou un diabète de type 2, une hypertension artérielle, une dyslipidémie ou un syndrome d’apnée du sommeil.

Chez l’adolescent, Saxenda peut être utilisé dès l’âge de 12 ans, en complément d’une alimentation saine et d’une augmentation de l’activité physique en cas d’obésité et de poids supérieur à 60 kg.

Quelle efficacité ?

Le liraglutide, qui appartient à la classe des analogues du GLP-1 (incrétinomimétiques), est déjà connu comme traitement du diabète de type 2 et remboursé dans cette indication. Il est commercialisé en France sous le nom de VICTOZA et de XULTOPHY.

L'action des analogues du GLP-1 sur le poids est bien connue. Ils ont un effet sur la satiété et ralentissent la vidange de l’estomac, régulant ainsi l’appétit ce qui participe à la perte de poids.

Les études SCALE, totalisant plus de 5000 patients, ont évalué l’efficacité du liraglutide 3 mg chez des sujets avec IMC > 27 kg/m² en association à un régime hypocalorique et une augmentation de l’activité physique. Dans une étude pilote réalisée chez des patients obèses non diabétiques, la perte de poids à 20 semaines sous liraglutide 3 mg a atteint les 7,2 kg contre 2,8 kg sous placebo. 3/4 des patients recevant liraglutide 3 mg pendant 20 semaines ont perdu plus de 5% de leur poids et 28% plus de 10%. Dans la population de patients obèses prédiabétiques, une perte pondérale de 8,4 kg a été constatée à 56 semaines contre 2,8 kg sous placebo. Chez les patients diabétiques de type 2, la perte de poids à la 56ème semaine a été de 6,4 kg contre 2,2 kg. Enfin, dans une population de sujets obèses avec syndrome d’apnées du sommeil, la perte de poids a atteint 6,7 kg sous liraglutide 3 mg vs 1,9 kg sous placebo après 32 semaines.

Le traitement par liraglutide a amélioré significativement les paramètres glycémiques dans les sous-populations ayant une glycémie normale, un prédiabète ou un diabète de type 2, diminué la pression artérielle systolique et le tour de taille et réduit la sévérité de l'apnée du sommeil comparativement au placebo.

SAXENDA, en pratique

Le SAXENDA se présente en stylo prérempli et jetable. Les injections sont réalisées quotidiennement en sous-cutané au niveau de l’abdomen, de la cuisse ou du bras. Le traitement est initié à la dose de 0,6 mg/j et majoré progressivement pour en faciliter la tolérance. Les effets indésirables sont surtout d’ordre digestif (nausées, vomissements, diarrhées, constipation) et ont tendance à régresser en quelques jours à quelques semaines à la poursuite du traitement. La dose d’entretien ne doit pas dépasser 3 mg/j. Chez l’adulte, le traitement doit être interrompu après 12 semaines si les patients n'ont pas perdu au moins 5 % de leur poids initial à la dose de 3 mg/j. Un stylo peut délivrer des doses de liraglutide de 0,6 mg, 1,2 mg, 1,8 mg, 2,4 mg ou 3 mg.

Une réduction des doses d’insuline ou des sulfamides hypoglycémiants doit être envisagée à l’initiation du traitement chez le patient diabétique du fait du risque d’hypoglycémie. A noter que SAXENDA n’est pas recommandé chez les patients de 75 ans ou plus.

Le SAXENDA est soumis à prescription médicale mais n’est pas remboursé. Le prix reste libre à l’officine et peut se situer entre 8 et 10 euros par jour, soit au moins 240 euros par mois…

d’après la Fiche de Résumé des Caractéristiques du Produit

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LANCEMENT DU DISPOSITIF MALLYA

MALLYA, le dispositif intelligent pour stylo à insuline

Dans ce contexte de crise sanitaire, de nombreux Laboratoires ont élaboré des procédés qui ont permis pendant cette période de confinement, de poursuivre le suivi des patients diabétiques. C’est ainsi que depuis avril 2021, les laboratoires BIOCORP et ROCHE DIABETES CARE, ont annoncé le lancement du dispositif médical MALLYA.

Il s’agit d’un dispositif intelligent pour stylo à insuline, qui a pour propriété de collecter et transférer avec une précision de quasi 100% les données d’insuline ( dose, date, heure de réalisation), grâce à la plateforme Roche Diabetes care. À partir de cette plateforme ces données peuvent être partagées avec les professionnels de santé afin d’ajuster les doses d’insuline à s’administrer en fonction des glycémies obtenues lors des mesures glycémiques. Ce dispositif vient enrichir l’écosystème digital dans la prise en charge du diabète.

Article proposé par le Dr Nelly MORTINIERA, tiré de la Revue Diabétologie Pratique N° 80 d’avril 2021, publié par M. DEKER d’après un communiqué Biocorp Roche.