Que faire en cas d’hypoglycémie ! 1

Que faire en cas d’hypoglycémie !

L’hypoglycémie, c’est quoi ?

On parle d’hypoglycémie lorsque la quantité de sucre dans le sang est trop basse.
Elle est qualifiée de modérée lorsque le taux de sucre dans le sang (glycémie) est compris entre 0.60 et 0.80 g/L et de sévère lorsque la glycémie est strictement inférieure à 0.60g/L.

Comment je me rends compte que je suis en hypoglycémie ?

Lorsque vous êtes en hypoglycémie, vous pouvez ressentir les symptômes suivants :

  • Sueurs
  • Tremblements
  • Faim brutale et intense
  • Fatigue soudaine
  • Sensation de vertiges
  • Sentiment de mal être
  • Palpitations
  • Céphalées (maux de tête)
  • Nausées
  • Troubles de la vision

Généralement, tous ces signes ne sont pas ressentis au cours d’un même épisode d’hypoglycémie. De plus, un patient donné ressent quasiment les mêmes symptômes à chaque épisode d’hypoglycémie ; ce qui lui permet de s’en rendre compte très rapidement.

Pourquoi je fais une hypoglycémie ?

Les causes de l’hypoglycémie peuvent être multifactorielles. Parmi les plus fréquentes, on retrouve :

  • Un repas non pris, pris trop tardivement ou insuffisamment riche en glucides
  • Un traitement antidiabétique inadapté : surdosage en insuline ou en sulfamides hypoglycémiants par exemple
  • Un exercice physique imprévu
  • Un excès d’alcool
  • La prise de certains médicaments autre qu’antidiabétiques : aspirine, bêta bloquants, anticoagulants, antidépresseurs …
  • Les lipodystrophies qui, en se désagrégeant, peuvent libérer de l’insuline.

Je suis en hypoglycémie. Et alors, je fais quoi ?

L’hypoglycémie correspondant à un taux de sucre dans le sang insuffisant, la conduite à tenir est donc d’apporter une quantité de sucre suffisante pour normaliser la glycémie.
Ainsi, la quantité de sucre qu’il va falloir apporter dans l’organisme va être fonction du degré de sévérité de l’hypoglycémie.
Pour cela, dès que les signes d’hypoglycémie vus précédemment apparaissent, il est absolument nécessaire de se mettre au repos et de contrôler sa glycémie.

Se pose alors cette première question : le patient est-il en hypoglycémie modérée ou sévère ?

Lorsque l’hypoglycémie est modérée, le resucrage doit être réalisé avec 7 g de sucres rapides ce qui équivaut par exemple à :

  • 5 morceaux de sucre n°4 ou
  • ½ verre de jus de fruit sucré ou de soda non allégé ou
  • 1 cuillère à café de confiture ou de miel ou
  • ½ pâte de fruit

Il n’est pas conseillé de se resucrer avec du chocolat car les graisses qu’il contient vont retarder l’arrivée du sucre dans le sang.
Lorsque l’hypoglycémie est sévère, le resucrage doit être réalisé avec 15 g de sucres rapides ce qui équivaut par exemple à :

  • 3 morceaux de sucre n°4 ou
  • 1 verre de jus de fruit sucré ou de soda non allégé ou
  • 2 cuillère à café de confiture ou de miel ou
  • 1 pâte de fruit ou
  • 3 bonbons ou
  • 1 berlingot de lait concentré (30 g)

Néanmoins, il est important de savoir que les sucres rapides permettent de faire monter rapidement la glycémie (au bout de quelques minutes) mais leur effet ne dure pas dans le temps, d’où le nom de sucres rapides.

C’est pour cela que le patient doit ensuite se poser cette deuxième question : le prochain repas est-il proche ou lointain ?

Ainsi, à distance d’un repas, il faut ajouter 15 g de sucres lents EN COMPLEMENT des 7 ou 15 g de sucres rapides, ce qui équivaut par exemple à :

  • 30 g de pain ou
  • 2 biscottes ou
  • 1 fruit moyen ou
  • 5 madeleines ou
  • 3 sablés ou
  • 2 petits beurre ou
  • 1 croissant de 40 g ou
  • 1 barre de céréale non chocolatée.

En effet, les sucres rapides auront permis de normaliser la glycémie et les sucres lents permettront de la maintenir jusqu’au prochain repas.

En outre, tout patient à risque d’hypoglycémie doit toujours avoir sur lui au moins trois morceaux de sucres rapides (ou équivalent) et de quoi contrôler sa glycémie.

En résumé

Lorsque le patient ressent le ou les signes d’hypoglycémie :

A savoir : si le repas est prévu dans les trente minutes et qu’il peut être pris au moment de l’hypoglycémie, ne pas prendre les sucres lents et avancer le repas.

En conclusion

L’hypoglycémie est un risque qui existe chez le patient diabétique.
Elle est souvent très redoutée et constitue le principal effet secondaire des traitements hypoglycémiants.

Lorsqu’elle est occasionnelle, l’hypoglycémie est liée à un facteur déclenchant temporaire comme une dose d’insuline trop importante ou une activité physique imprévue par exemple.

Toutefois, lorsque les épisodes d’hypoglycémie sont répétitifs, il est nécessaire de consulter son médecin traitant ou son diabétologue afin de réadapter le traitement antidiabétique.


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Que faire en cas d’hyperglycémie !

Mis en ligne par le Dr Amina RADAOUI

Définition

 L’hyperglycémie est définie par une augmentation du taux de sucre au-delà d’une certaine valeur. On définit pour chaque patient une borne inférieure et supérieure entre lesquelles son taux de sucre doit se situer  qu’on surnomme «  fourchette »  ou « objectif » ou « cible » glycémique.

Avec l’avènement des nouvelles technologies, et les nouveaux outils de contrôle de la glycémie en continu, cette cible a été récemment redéfinie sur le plan international par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entre 0,70 et 1,80 g/L. On considère donc, chez les patients diabétiques, toute glycémie inférieure à 0,70 g/L comme une hypoglycémie, et toute glycémie au-delà de 1,80 g/L comme une hyperglycémie.

Cependant l’objectif glycémique doit être personnalisé et donc adapté à chaque patient selon son âge et ses antécédents médicaux. Il sera donc fixé par le médecin en accord avec le patient.

On parle d’hyperglycémie sévère, en cas de glycémie supérieure à 2,50 g/L. Elle peut être bénigne si elle est ponctuelle et sans symptômes. En revanche elle est considérée comme grave, si elle persiste avec les symptômes suivants : fatigue, soif, langue sèche, urines abondantes, maux de tête..

Quand faut-il s’inquiéter:

Pour autant, faut il s’affoler devant une hyperglycémie ? Toutes les hyperglycémies sont elles une urgence à traiter ? La gravité de l’hyperglycémie dépend de plusieurs critères :

• La durée et le taux :

En cas d’hyperglycémie ponctuelle (quelques heures voire quelques jours), sans signes associés, sur une cause parfois identifiée (oublis de traitement ou dose inadaptée, écarts diététiques, prise de cortisone, stress, maladie, émotion…), et en l’absence de critères de gravités suivants, il n’y a pas d’urgence à traiter cette hyperglycémie. Et ce d’autant que la glycémie se normalise après correction ou résolution de la cause identifiée .

• En cas d’acétonémie :

Chez les patients traités par insuline, en cas d’hyperglycémie sur carence d’insuline, le sucre étant la principale source d’énergie de nos cellules, celle-ci vont rechercher une autre source d’énergie pour assurer leur fonctionnement. Les graisses sont alors utilisées, et leur produit de dégradation forme l’acétone, libérée dans le sang (acétonémie) puis dans les urines (acétonurie). A forte concentration, l’acétone peut devenir dangereuse et provoquer une acidification du sang, on parle alors d’acidocétose. Les patients peuvent alors présenter une fatigue, des douleurs abdominales associés à des nausées ou vomissements, une haleine particulière dite « pomme de reinette », et des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma. Il est recommandé chez les patients traités par insuline, en cas d’hyperglycémie supérieure à 2,50 g/L, de ne pas attendre ces symptômes et de contrôler systématiquement leur taux d’acétonurie par bandelette urinaire, ou acétonémie via des lecteurs spécifiques avec bandelettes acétonémie (Freestyle Optium Néo, Optium Xceed, Freestyle libre, Glucofix Menarini..).

• En cas de déshydratation :

L’hyperglycémie grave et persistante, provoque une sensation de soif et des urines abondantes, allant jusqu’à plusieurs litres par jour, appelé syndrome polyuro-polydipsique. Chez les patients, qui ont une sensation de soif altérée, notamment les personnes âgés, la polyurie n’est pas compensé par l’hydratation. Il existe alors un risque de déshydratation majeure pouvant provoquer des troubles de la conscience, appelé le coma hyperosmolaire. Toute hyperglycémie grave et persistante chez la personne âgée doit faire rechercher une déshydratation et faire l’objet d’une prise en charge rapide et adaptée.

Conduite à tenir :

• En cas d’absence de signe de gravité (acétone ou déshydratation) :

  • En cas de traitement anti diabétique oraux :

    •  Il faut contrôler votre glycémie régulièrement
    • Identifier une cause ou un facteur déclenchant
    • Si l’hyperglycémie persiste, il faut vous rapprocher de votre médecin traitant ou de votre diabétologue pour revoir votre traitement de base
  •  En cas de traitement insulinique :

    •  Il faut contrôler votre glycémie régulièrement
    • S’assurer de l’absence d’acétonurie ou acétonémie
    •  Réajuster votre dose d’insuline rapide au prochain repas et votre insuline lente si besoin
  •  En cas de traitement par pompe à insuline :

    • Il faut contrôler votre glycémie régulièrement
    • S’assurer de l’absence d’acétonurie ou acétonémie
    • envisager un dysfonctionnement de la pompe ou un problème de cathéter (bouché, désinséré,..)
      avoir à disposition de quoi reprendre les injections
    • disposer d’un stock suffisant de matériel pour la pompe (pile, cathéter…)
    •  Faites un bolus supplémentaire (selon les recommandations du médecin)
    •  Contrôlez au bout de 2h, si l’hyperglycémie persiste, rechercher de nouveau l’acétone

• En cas d’acétonémie :

Chez les patients traité par insuline, en cas d’hyperglycémie > 2,50 g/L persistante, il faut systématiquement contrôler l’acétonémie, si celle-ci est positive (supérieur à 0.6 mmol/L), il faut :

  • Injecter de l’insuline rapide selon le protocole suivant (à préciser par votre diabétologue)
  • Contrôler la glycémie et l’acétonémie 2h plus tard
  • Réinjecter de l’insuline rapide tant que la glycémie reste supérieure à 2,50 g/L avec acétonémie positive

ACETONE DANS LES URINES

ACETONE DANS LE SANG

+

++

+++

 : 1 A 3 UNITES

: 2 A 6 UNITES

: 3 A 9 UNITES

0.6 - 1.5

1.5 – 3

SUPERIEUR A 3

: 3 UNITES

: 5 UNITES

: 10 UNITES

  • En cas d’acétonémie chez les patients traités par pompe à insuline :
    • Retirez la pompe
    • Faites une injection d’insuline au stylo (selon les recommandations du médecin)
    • Changez la totalité du cathéter
    • Replacez la pompe
    • Faites au maximum 2 injections (rajouts) à la pompe à 2h. Toujours continuer à s’alimenter quelle que soit la glycémie (sinon, on peut être en hypoglycémie avec toujours de l’acétone et on ne peut plus faire les suppléments)
    • S’il n’y a pas d’amélioration après 2 rajouts à la pompe, reprenez les injections sous cutanées au stylo (arrêt de la pompe). Contactez rapidement votre médecin prescripteur ou votre diabétologue.

• En cas d’oubli de traitement :

  • Antidiabétique oraux : Dans tout les cas, il n’y pas lieu de s’inquiéter, la durée d’action des antidiabétiques oraux est longue (24 à 48h), vous êtes donc couvert par la dernière prise. Pour éviter tout risque de surdosage, ou d’hypoglycémies, mieux vaut reprendre le lendemain vos traitements à dose habituelle. Au pire, vous constaterez une courte période d’hyperglycémie transitoire qui se corrigera à la reprise des doses habituelles.
  • Insuline :
    • Rapide : Si vous avez oublié votre injection de rapide, attendez le prochain repas et la prochaine dose de rapide à majorer pour corriger l’hyperglycémie. Une injection d’insuline rapide dite de rattrapage, en dehors de toute prise alimentaire, vous expose à l’hypoglycémie.
    • Lente :
      • Si oubli constaté le matin : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.
      • Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée, et ne pas faire l'injection du soir ce jour là.
      • Si oubli constaté le lendemain soir : faire l'injection du soir à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.


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L'obésité de l'enfant ou de l'adolescent

L’obésité de votre enfant ou de votre adolescent est–elle une menace pour l’adulte futur qu’il sera?

 

Texte mis en ligne par le Dr Nelly MORTINIERA

Tiré de l’article publié par J.-L. SCHLIENGER

L’obésité a fortement augmenté chez l’enfant et l’adolescent dans notre pays favorisé par « la malbouffe » et la sédentarité liée aux nouvelles technologies. Elle va favoriser à l’âge adulte l’obésité de l’adulte, les maladies dites métaboliques (HTA, Diabète, …),  le cancer du sein chez les filles, du côlon et du foie, l’asthme et des difficultés intellectuelles

Situation du surpoids en France :

On note une stabilité du surpoids chez l’enfant, mais une augmentation chez l’adolescent. Une étude scientifique menée entre 2014 et 2016, indique une stabilité du surpoids et de l’obésité à tous les âges, grâce à la mise en place du Programme National Nutrition Santé (PNNS). L’obésité et le surpoids n’ont plus évolué depuis ces 10 dernières années : Garçons : 16%. Filles : 18%. Adultes : Hommes : 54%. Femmes : 44%. Ces chiffres plutôt rassurant doivent être nuancés en raison de l’augmentation de l’obésité chez l’adolescent de 15 à 17 ans.

 

                                     

 

Obésité juvénile : un moyen de prévoir l’obésité chez l’adulte.

De nombreuses études ont montré que le risque d’être obèse à l’âge adulte est multiplié par 5 chez les adolescents obèses. Près de 55% des enfants obèses resteront obèses pendant l’adolescence et environ 80% des adolescents obèses restent obèses à l’âge adulte. 70 % d’entre eux seront toujours obèses après l’âge de 30 ans.

                          

Répercussion à long terme de l’obésité juvénile.

En plus du fait de maintenir leur obésité à l’âge adulte, l’obésité chez l’adolescent va également favoriser : la surmortalité précoce,  le syndrome métabolique qui associe HTA, diabète, augmentation du taux de cholestérol, …) de manière précoce, les maladies cardiaques telles que la crise cardiaque, l’insuffisance cardiaque, attaque cérébral (AVC), le syndrome des ovaires poly-kystiques et certains cancers (côlon, foie, vessie…), l’asthme, les insuffisances respiratoires, apnée du sommeil, des problèmes mécaniques (arthrose des hanches, des genoux…). Enfin, certains états d’invalidité…

                                                               

Conclusion :

L’obésité de l’enfant est désormais considérée comme un défi de santé publique car elle augmente le risque de complications graves et de surmortalité lorsque l’enfant sera devenu adulte. La prise en charge précoce de l’obésité de l’enfant ou de l’adolescent va permettre d’empêcher la survenue de désagréments immédiats et prévenir des complications qui peuvent déjà se manifester chez le grand adolescent.


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Nodules thyroidiens : quand faut-il s'inquiéter ?

Nodule thyroïdien : Quand faut- il s’en inquiéter ?

Mis en ligne par le Dr Muriel BENICHOU

Les nodules  thyroïdiens sont très fréquents  puisqu’ils touchent  plus de 5% de la population générale. Ils touchent plus souvent les femmes et leur prévalence augmente avec l’âge. Ils sont sources d’inquiétude pour les patients. Pourtant les cancers thyroïdiens restent rares puisqu’ils ne concernent que 5% de ces nodules thyroïdiens. Longtemps la hantise de méconnaître un cancer a conduit à l’exérèse de principe de nodules thyroïdiens étiquetés froids a la scintigraphie. Une telle attitude est totalement révolue du fait de la fréquente bénignité des nodules et de l’utilisation d’outils diagnostiques plus performants que la scintigraphie thyroïdienne comme l’échographie et la cytoponction thyroïdiennes .

L’objectif du clinicien sera donc de détecter parmi l’ensemble des nodules thyroïdiens , ceux qui sont à risque de malignité afin de mieux cibler les indications de chirurgie et d’éviter ainsi des chirurgies inutiles. L’appréciation de ce risque de malignité fait appel à un certain nombre de critères recueillis lors de l’interrogatoire du patient, de l’examen clinique et d’examens complémentaires que sont l’échographie et la cytoponction thyroidiennes.

Définition du nodule thyroidien

 

Un nodule thyroïdien est une hypertrophie localisée de la glande thyroïde (nodulus=petit nœud).

Bilan à réaliser devant un nodule thyroidien     

  • INTERROGATOIRE ET EXAMEN CLINIQUE

Signes cliniques évocateurs de malignité issues de l’interrogatoire et de l’examen clinique

 

    • Sexe masculin
    • Age < 16 ans ou > 65 ans
    • ATCD familiaux de cancers thyroïdiens (plus de 2 cas dans la famille)
    • ATCD d’irradiation cervicale
    • Signes de compression : dysphonie, dysphagie, dyspnée en position allongée
    • Nodule de croissance rapide
    • Nodule dur , irregulier, fixé
    • Ganglion du même côté que le nodule
  • DOSAGE DE LA TSH

       La TSH encore appelée hormone thyréostimulante ou thyréostimuline est une hormone fabriquée par l’hypophyse glande située à la base du cerveau qui régule la sécrétion des hormones thyroïdiennes la T3L et la T4L.  Elle est le plus souvent normale en cas de nodule thyroïdien c’est-à-dire qu’il n’existe pas de dysfonctionnement hormonal.

  • ECHOGRAPHIE THYROIDIENNE

           En 2017 , les recommandations européennes ont proposé un score de stratification échographique du risque de malignité appelé score EU-TIRADS (European Thyroid Imaging Reporting and Data System) validé par de nombreuses études multicentriques. Ce score analyse un certain nombre de caractéristiques échographiques du nodule  (echogénicité, contour, forme, microcalcifications) le classant de 1 à 5 . Ce score permet d’une part d’uniformiser les résultats des échographies thyroïdiennes  et d’autre part de déterminer s’il est nécessaire ou pas  de réaliser une cytoponction thyroïdienne.

Score EU-TIRADS ET RISQUE DE MALIGNITE

s

 

Score EU-TIRADS ET INDICATIONS DE CYTOPONCTION

EU-TIRADS 1 et 2 : pas d’indication de cytoponction

EU-TIRADS 3 : cytoponction uniquement si nodule > 2cm

EU-TIRADS 4 : cytoponction si nodule> 1.5 cm

EU-TIRADS 5 : cytoponction si nodule>1cm

Si nodule de moins de 1 cm surveillance active avec échographie à 6 mois puis 1 fois/an

  • CYTOPONCTION THYROIDIENNE

Il s’agit d’un examen non invasif réalisé le plus souvent par un radiologue , sans anesthésie. Le radiologue va reperer le ou les nodules à ponctionner par échographie et va ensuite prélever à l’aide d’une aiguille fine quelques cellules pour les analyser. Les patients prenant de l’aspirine ou des anticoagulants doivent le signaler avant de faire l’examen.

Comme dit ci-dessus, la réalisation de la cytoponction sous contrôle échographique est guidée par le score EU-TIRADS du nodule thyroidien.

            Pour les résultats , c’est la classification de BETHESDA actualisée en 2017 qui fait autorité en permettant une bonne appréciation du risque de malignité du nodule en 6 classes

traitement devant un nodule thyroidien   

On pourra distinguer

Les nodules suspects ou hautement suspects de malignité

    • TTT CHIRURGICAL IMPERATIF

       Dans ce cas on  ne se contente pas d’enlever le nodule. Le chirurgien ORL enlève au moins un lobe thyroïdien voire la totalité de la thyroïde si l’examen au moment de la chirurgie est en faveur de la malignité

Les nodules benins asymptomatiques :

simple surveillance échographique régulière

Les nodules bénins gênants en raison de leur taille ou de leur position :

2 stratégies sont possibles

- Soit la chirurgie
- Soit les techniques non chirurgicales conservatrices mini-invasives guidées par échographie

    Pour le moment ces techniques sont réservées aux nodules dont le caractère bénin est confirmé par 2 cytoponctions, en cas de refus ou de contre-indication à la chirurgie. Parmi ces techniques, on distingue la thermoablation par laser, la radiofréquence et les ultrasons focalisés. Une réduction rapide (dès 6 mois), importante (de 50 à 70%) et durable (au moins 3 ans) est généralement obtenue

A RETENIR

                         Les nodules thyroïdiens constituent une pathologie fréquente puisqu’ils concernent plus de 5% de la population.

Même s’ils suscitent souvent l’inquiétude, ils sont dans l’immense majorité des cas bénins ce qui a conduit à réduire les indications chirurgicales.

Actuellement la scintigraphie n’a plus de place pour distinguer les nodules à opérer et ceux qu’il faut seulement surveiller.

C’est l’examen clinique et l’échographie thyroidienne avec la classification EU-TIRADS qui détermineront les nodules à cytoponctionner.

En cas de cytoponction douteuse ou positive un traitement chirurgical s’impose. Dans les autres cas, une simple surveillance échographique régulière est indiquée sauf si le nodule est gênant. Dans ce cas, certaines techniques miniinvasives comme la thermoablation laser, la radiofréquence ou les ultrasons focalisés peuvent être proposées en cas de refus ou de contre indication à la chirurgie.


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La rupture thérapeutique chez le patient diabétique : acte de délivrance ou signal de détresse ?

La rupture thérapeutique chez le patient diabétique : acte de délivrance ou signal de détresse ?

La rupture thérapeutique. Voilà un thème central, commun et intime à la fois, au cœur du sujet et du soin, et pourtant peu abordé…

Lorsque l’on se renseigne, il existe des articles et des ouvrages mais ils parlent surtout de l’observance thérapeutique à savoir la capacité du patient à suivre les instructions médicales, à respecter son traitement et son suivi, en somme à être en adéquation avec sa maladie. Hors le diabète nous interroge, en tant que maladie chronique, permanente et évolutive, sur l’acceptation même de la maladie.

Abordée souvent comme un incident, un accident de parcours, un dysfonctionnement, la rupture thérapeutique est vue comme un défaut à corriger, un problème à régler. Mais que veut-elle dire ? Au sens propre il s’agit de l’interruption, qu’il s’agisse du traitement médicamenteux ou bien du suivi. Dans le dictionnaire, le mot « rupture » est défini comme la cassure, la cessation brusque de ce qui durait. Pourrait-on le voir comme la fin d’un équilibre ou au contraire l’expression d’un déséquilibre ?

De nombreux patients « chroniques » comme les patients diabétiques s’y trouvent confrontés. Ils expriment la perte voire l’absence de repère, ne comprennent pas ou plus la logique de leur diabète et peinent à rester acteurs d’un scénario qui leur échappe. Au niveau émotionnel : lassitude, tristesse, colère, frustration, injustice, punition, révolte sont énoncés comme autant de sentiments douloureux face à une maladie qui ne dit pas vraiment son nom. Pas de symptôme ou si peu, les signes physiques manquent et laissent le patient seul face au diagnostic, souvent source d’angoisse et d’incompréhension, face à un traitement parfois vécu comme opaque et contraignant. Le patient peut se sentir très seul face à une maladie qu’il faudrait maitriser sans même la ressentir !

Faute d’une annonce cohérente, explicite, adaptée au temps psychique de chacun, faute parfois de ressources individuelles, sociales et psychologiques suffisantes pour l’appréhender, la rupture semble intervenir comme un message désespéré… Derrière la rupture thérapeutique il n’est pas rare de constater un équilibre personnel rompu, celui d’une vie bousculée, de projets contrariés, d’une liste de problèmes auxquels le diabète vient s’ajouter…

La rupture thérapeutique nous interpelle sur l’enjeu du diabète. Comment intégrer cette réalité nouvelle sans disparaitre derrière elle ? Comment faire le deuil de la bonne santé sans renoncer à vivre tout ce qui reste possible? Face à elle l’alliance thérapeutique peut être une réponse.

Accorder au patient diabétique l’espace pour dire, sans culpabilité, ce moment où tout a lâché, c’est l’aider à aborder le diabète dans toute sa difficulté. C’est peut-être mieux comprendre avec lui ce qui l’y a poussé ? L’alliance thérapeutique est une perspective de plus en plus utile face à la maladie chronique. C’est la construction d’un lien de confiance et de respect soignant/soigné. C’est tenter de définir ensemble  des objectifs communs et adaptés, un espace où le dialogue est possible entre le savoir et l’expérience, car la stratégie thérapeutique n’a de sens qu’à rendre le patient acteur de son soin, sujet de sa maladie.

Alors parlons-en…


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Et les édulcorants dans tout ça ?

Et les édulcorants dans tout ça ? Si nous combattions les idées reçues ?

Mis en ligne par le Docteur Amina RADAOUI

Un édulcorant est une substance ou un produit ayant un goût sucré. Toutefois, dans le langage courant, le mot « édulcorant » est employé le plus souvent pour désigner des produits qui donnent une saveur sucrée en apportant moins de calories.
Il en existe plusieurs sortes, ils peuvent être naturels ou de synthèses. Le miel, l’aspartame, le sirop d’érable, le mannitol sont d’autant d’édulcorants différents.

On distingue deux grandes familles d’édulcorant:

- les édulcorants massiques ou de charges, ce sont essentiellement les polyols (Sorbitol E420,  Mannitol E421...), il se substitue au sucre en gardant un volume équivalent, ils sont deux fois moins caloriques (2 calories par gramme contre 4 avec le saccharose),  avec un pouvoir sucrant faible (0,5 à 1 fois le sucre). Ils sont utilisés dans l’industrie alimentaire, notamment pour la fabrication de chewing-gum et de confiserie. Il faut se méfier de l’allégation nutritionnelle « sans sucre » qui signifie en réalité « sans saccharose » mais qui peut contenir ces polyols et qui contiennent donc quand même des calories.

- les édulcorants intenses ont un pouvoir sucrant plus élevé avec un apport quantitatif beaucoup plus faible. Leur apport énergétique est négligeable. Certains sont acaloriques comme l’aspartame, ou le rebaudioside A (Stevia).

Les édulcorants sont nés d’une bonne idée : réduire l’apport énergétique glucidique. Dans un contexte où l’obésité est devenue une pandémie mondiale, et en sachant que les apports glucidiques augmentent les apports énergétiques, l’inflation des aliments sucrés dans notre consommation est souvent incriminée dans la prise de poids.
Malgré ce,  les édulcorants sont régulièrement remis en cause soit pour des raisons de sécurité soit sur leur bien-fondé sur le plan nutritionnel. Ils font souvent l’objet de discussion et de critique.
Les autorités de sécurité sanitaire de l’alimentation, nationale et internationale (ANES, EFSA, FDA), ont régulièrement examiné la question avec des conclusions rassurantes pour les produits disponibles en France.
Les questions persistantes sont davantage d’ordres nutritionnels et comportemental, Voici les principales questions et idées reçues.

- Les édulcorants font ils grossir?
Des études ont montré que les édulcorants ne réduisent pas l’envie de manger avec un effet paradoxal possible. En revanche il a également été démontré que les édulcorants, contrairement au glucose, n’augmentent pas l’hypersécrétion d’insuline qui est connue pour favoriser la prise de poids. D’autres études, notamment les études PREMIER et CHOICE, ont démontré que les édulcorants associés à une éducation comportementale sont efficaces dans l’aide à la perte de poids. Les édulcorants ne font donc pas grossir. Mieux encore, associé à une éducation comportementale, ils aident à la perte de poids.

- Et leur effet sur l’appétit et la faim alors?                                                                              

Les études réalisées sur ces effets sont trop hétérogènes. Une étude intéressante quand à leur effet sur le cerveau et la sensation de plaisir a montré en IRM fonctionnelle que les édulcorants n’arrivent pas à tromper le cerveau, et ne procurent donc pas la même sensation de plaisir que le glucose.

- Qu’en est-il pour les patients souffrant d’obésité?
Les études s’accordent à montrer que l’effet des édulcorants chez ces patients, ne modifient pas les sensations de faim et de satiété,  et engendrent un déficit énergétique de 300 kcal par repas, sans induire de phénomène compensatoire. L’étude CHOICE montre clairement que le choix d’une boisson édulcorée chez ces patient est plus efficace pour la perte de poids à 6 mois que la simple éducation ou le choix de l’eau! Comment  expliquer ces résultats surprenants, y aurait ils plus de plaisir chez ces patients? Ces résultats sont confirmés à plus long terme, d’autres études montrent que la reprise de poids est deux fois moins importante chez les patients utilisant des édulcorants.

- Enfin les édulcorants entretiennent-ils l’envie de sucre?                                                          

Là encore les études sont en faveur des édulcorants. Non seulement il semblerait qu’ils n’augmentent pas l’envie de sucre, mais en plus ils permettent l’éviction de prise de poids à long terme. D’autres enquêtes rapportent que les consommateurs de produits allégés en sucres et d’édulcorants ne consomment pas plus de produits sucrés et ont de meilleures habitudes alimentaires. Ce choix alimentaire reflète sans doute une meilleure adhésion à la diététique et au comportement alimentaire.

 

-  Les édulcorants sont ils dangereux ?                                                                                               

La commercialisation en Europe comme aux États-Unis, a fait débats à plusieurs reprises. Le marché alimentaire, et plus spécifiquement celui du sucre de plus en plus présent dans notre assiette, représente des sommes colossales, créant une guerre plud commerciale que sécuritaire.                                                                                             

En France, après plusieurs études et discussions, les instances officielles ont fixé un seuil sûr appelé DJA (dose journalière admissible). La toxicité suspectée des édulcorants ne survient qu’à l’ingestion de doses massives (15 fois la DJA). En sachant que, dans la pratique courante, la consommation d’édulcorants intenses est bien inférieure à la DJA, rendant le risque nul.
                               

Conclusion:
1) Les résultats des principales études scientifiques continuent à démontrer l’intérêt de l’utilisation des édulcorants: ils ne stimulent pas l’appétit, n’entraînent pas de comportements compensatoires, n’entretiennent pas l’envie de sucre, ne stimulent pas l’insulino-secretion, diminuent les apports énergétiques et favorisent la perte de poids quand leur consommation s’inscrit dans une diététique globale soutenue par une éducation alimentaire. Dans un contexte de pandémie de l’obésité, leur utilité prend toute sa place.

2) Malgré ces résultats, les édulcorants sont la cible de fréquentes critiques et font l’objet d’une certaine méfiance alors que les agences nationales et internationales de sécurité alimentaire s’accordent à affirmer leur innocuité.

Alors pourquoi tant de méfiance à leur égards? Les détracteurs des édulcorants et ceux qui instillent le doute sur leurs éventuel effet négatif sur la santé sont souvent les mêmes : des lobbyistes de l’industrie du sucres qui pour continuer à prospérer sur le marché juteux de l’agroalimentaire et saupoudrer tous les aliments ou presque de sucre se chargent d’entretenir les préjugés sur les édulcorants.

Dr Radaoui Amina
Analyse et résumé de l’article « À quoi servent les édulcorants? » Jean Michel Lecerf, service de nutrition, institut pasteur de Lille, paru dans la revue Correspondances en Métabolisme Hormones Diabète et Nutrition.

 

 


Que faire en cas d’hypoglycémie ! 7

Et si le sommeil avait un effet sur votre diabète ?

Et si le sommeil avait un effet sur votre diabète ?

Mis en ligne par le Docteur Nelly MORTINIERA

 

Le sommeil est essentiel pour notre organisme . Il permet à notre corps de récupérer sur le plan physique, psychologique et intellectuel. Le sommeil contribue également à réguler les mécanismes de mémorisation, à l’élimination des toxines, à la reconstitution des stocks d’énergies de toutes les cellules de l’organisme, mais surtout à la régulation des fonctions métaboliques ce qui explique son lien avec le diabète. Il est établi que les gens qui dorment mal ou peu s’exposent davantage à des risques cardio-vasculaires et métaboliques.

Le rythme circadien :

Le rythme circadien caractérise notre journée sur 24 heures avec alternance d’une phase de sommeil en général la nuit et d’une phase de veille le jour. Cette horloge interne fait partie de notre patrimoine biologique et peut varier d’un individu à l’autre. Elle est synchronisée sur des repères temporels essentiels :  la lumière du jour et l’activité sociale. Certains individus ont tendance à se lever plus tôt ou plus tard. Les rythmes circadiens sont essentiels au bon équilibre de l’organisme. Leurs perturbations répétées (troubles du sommeil, travail de nuit, travail de jour avec absence de luminosité naturelle, horaires décalées etc…) ont un impact sur la santé.

Il faut pour bien dormir, 8 heures de sommeil régulier en moyenne. On désigne par gros dormeurs, les personnes qui ont besoin de 9 heures, et plus, de sommeil en moyenne par jour et de petits dormeurs tous ceux qui ont seulement besoin de 6 heures de sommeil en moyenne par jour. Un temps de sommeil au-delà de 10 heures et en dessous de 5 heures peut s’accompagner de perturbations métaboliques.

Les principaux troubles du sommeil :

Insomnie,hyposomnie : (sommeil trop court) : difficulté à s’endormir, sommeil de mauvaise qualité, réveils multiples dans la nuit ou très tôt le matin.

Hypersomnie (sommeil trop long) : sommeil de rattrapage (le week-end, en vacances…), somnolence diurne avec une tendance excessive à s’endormir facilement.

Syndrome des jambes sans repos : sensation d’inconfort dans les jambes qui oblige à se lever.

     

 

 

 

 

 

 

Influence du sommeil sur le diabète :

Les études montrent qu’un manque de sommeil provoque un trouble de la régulation du métabolisme des glucides en diminuant la sensibilité de notre corps à notre propre insuline (encore appelé phénomène d’insulino-résistance) favorisant ainsi la survenue d’un diabète de type 2. Par ce biais il favorise également l’obésité et le syndrome pluri-métabolique qui associe plusieurs maladies métaboliques telles que le diabète, l’hypertension artérielle, un taux de triglycérides élevé, une obésité abdominale et parfois la goutte.

Une étude réalisée en 2014 sur une cohorte européenne, recrutée à partir de données de registres de 24 cliniques du sommeil, a montré que les personnes porteuses de troubles du sommeil ont une nette propension à faire un diabète de type 2. Et plus en détail, ce sont les personnes porteuses d’apnées du sommeil qui sont sujettes au diabète de type 2.

Les personnes lève- tôt couche-tôt encore appelées chronotypes matinaux ont une incidence du diabète diminuée par rapport aux personnes chronotypes vespéraux ou tardifs (lève-tard couche-tard). Chez ces dernières le risque  de diabète de type 2 est multipliée par 2,5. L’équilibre du diabète est moins bon à durée de sommeil égale si on a un chronotype vespéral.

 

Influence du diabète sur les troubles du sommeil :

Une méta-analyse de 10 études qui a cumulé environ 500 000 participants, suivis entre 2 ans et demi et 16 ans, avec environ 18 000 cas de diabétiques, publiée en 2015 dans la revue Diabetes Care, a montré les résultats suivants :

  • Plus la durée de sommeil est courte, plus le risque de diabète gestationnel est élevé chez les femmes et plus le déséquilibre glycémique est fréquent chez les diabétiques de type 1.
  • Les troubles respiratoires du sommeil ont une prévalence élevée chez les diabétiques de type 1 : en effet un peu plus de 15% des diabétiques de type 1 sont porteurs d’apnées du sommeil.
  • L’apnée du sommeil est le trouble du sommeil le plus fréquent chez le diabétique, elle devra être recherchée devant des symptômes évocateurs qui sont : les ronflements, la sensation de suffocation pendant le sommeil, la somnolence facile dans la journée (piquer facilement du nez !), les maux de tête au réveil, l’impression de sommeil non réparateur, des envies impérieuses d’uriner la nuit. Le syndrome d’apnée du sommeil sera donc dépisté chez les diabétiques porteurs de 3 des symptômes de la liste suscitée par un enregistrement du sommeil.

  • Chez le diabétique, les troubles du sommeil peuvent lorsqu’ils ne sont pas dépistés et pris en charge, favoriser la survenue d’évènements cardio-vasculaires tels que les AVC, les infarctus cardiaques etc….

 

Conclusion :

Les troubles du sommeil ont une réelle influence sur le diabète et vice versa. Un dépistage des troubles du sommeil est donc préconisé  chez les patients diabétiques .  De même il est important de garder une bonne qualité et une durée suffisante de sommeil pour se protéger des risques métaboliques comme le diabète, l'obésité ou l’hypertension arterielle.

Tiré des articles publiés par les Pr A. L. BUREL et V. KERLAN

 


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Aide aux parents d'enfant diabétique

AIDES AUX  PARENTS D’ENFANT DIABÉTIQUE

Un des deux parents d’un enfant diabétique peut réduire ou interrompre son activité professionnelle pour prendre soins de son enfant.

Les salariés ont droit à :

 

Les aides financières possibles pour faciliter  la prise en charge d’un enfant malade sont :

 

 Au titre du statut de handicapé, vous pouvez bénéficier de :


Que faire en cas d’hypoglycémie ! 9

Le service d'endocrinologie dans les médias

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Transplantation d’ilots de langherans : où en est-on ?

La transplantation d’ilots de Langerhans est la première et unique thérapie cellulaire du diabète de type 1 disponible. Offrant la perspective d’une insulino-indépendance, elle est porteuse d’espoir pour des millions de patients diabétiques de type 1.

1) Principe du traitement

Le traitement consiste à prélever un pancréas chez un donneur décédé, suivant la même procédure que lors d’un don de foie ou de reins. A l’intérieur de ce pancréas, les médecins prélèvent des petites cellules, les îlots pancréatiques, également appelés îlots de Langerhans. Après purification, ces îlots sont injectés directement dans le foie du patient diabétique. Ces cellules vont être capables de secréter de l’insuline et réguler de façon autonome la glycémie des patients greffés. Il est maintenant admis que la greffe d’îlots pour être efficace nécessite l’injection d’un nombre suffisant d’îlots requérant généralement 1 voire 2 pancréas de donneurs par greffe ce qui pose le problème d’une pénurie d’organes et l’obligation de trouver des sources alternatives de cellules bêtas comme les cellules souches.

Comme n’importe quelle greffe, cette transplantation d’îlots va nécessiter un traitement immunosuppresseur au long cours pour éviter le rejet d’où l’importance de bien peser le rapport bénéfice-risque.
En France, la technique n’est pas disponible en pratique courante car non prise en charge par l’assurance maladie mais uniquement dans le cadre d’essais cliniques contrairement à nos voisins européens (Suisse , Belgique,Royaume-Uni) qui peuvent y recourir en routine dans le cadre d’indications bien précises.

2) Indications

Actuellement cette technique s’adresse à 2 catégories de patients

  • Les patients diabétiques de type 1 porteur d’un greffon rénal fonctionnel : greffe d’îlots après greffe rénale
  • Les patients diabétiques de type 1 présentant une instabilité glycémique sévère malgré un traitement par insuline optimisé : greffe d’îlots seuls

Comme n’importe quelle greffe, cette transplantation d’îlots va nécessiter un traitement immunosuppresseur au long cours pour éviter le rejet d’où l’importance de bien peser le rapport bénéfice-risque.

En France, la technique n’est pas disponible en pratique courante car non prise en charge par l’assurance maladie mais uniquement dans le cadre d’essais cliniques contrairement à nos voisins européens (Suisse , Belgique,Royaume-Uni) qui peuvent y recourir en routine dans le cadre d’indications bien précises.

3) Résultats

Rémission complète (insulino-indépendance)
- A 1an : 70%
- A 3ans : 50%
Donc résultats proches de ceux obtenus avec la transplantation pancréatique.