Que faire en cas d’hypoglycémie ! 1

Que faire en cas d’hypoglycémie !

L’hypoglycémie, c’est quoi ?

On parle d’hypoglycémie lorsque la quantité de sucre dans le sang est trop basse.
Elle est qualifiée de modérée lorsque le taux de sucre dans le sang (glycémie) est compris entre 0.60 et 0.80 g/L et de sévère lorsque la glycémie est strictement inférieure à 0.60g/L.

Comment je me rends compte que je suis en hypoglycémie ?

Lorsque vous êtes en hypoglycémie, vous pouvez ressentir les symptômes suivants :

  • Sueurs
  • Tremblements
  • Faim brutale et intense
  • Fatigue soudaine
  • Sensation de vertiges
  • Sentiment de mal être
  • Palpitations
  • Céphalées (maux de tête)
  • Nausées
  • Troubles de la vision

Généralement, tous ces signes ne sont pas ressentis au cours d’un même épisode d’hypoglycémie. De plus, un patient donné ressent quasiment les mêmes symptômes à chaque épisode d’hypoglycémie ; ce qui lui permet de s’en rendre compte très rapidement.

Pourquoi je fais une hypoglycémie ?

Les causes de l’hypoglycémie peuvent être multifactorielles. Parmi les plus fréquentes, on retrouve :

  • Un repas non pris, pris trop tardivement ou insuffisamment riche en glucides
  • Un traitement antidiabétique inadapté : surdosage en insuline ou en sulfamides hypoglycémiants par exemple
  • Un exercice physique imprévu
  • Un excès d’alcool
  • La prise de certains médicaments autre qu’antidiabétiques : aspirine, bêta bloquants, anticoagulants, antidépresseurs …
  • Les lipodystrophies qui, en se désagrégeant, peuvent libérer de l’insuline.

Je suis en hypoglycémie. Et alors, je fais quoi ?

L’hypoglycémie correspondant à un taux de sucre dans le sang insuffisant, la conduite à tenir est donc d’apporter une quantité de sucre suffisante pour normaliser la glycémie.
Ainsi, la quantité de sucre qu’il va falloir apporter dans l’organisme va être fonction du degré de sévérité de l’hypoglycémie.
Pour cela, dès que les signes d’hypoglycémie vus précédemment apparaissent, il est absolument nécessaire de se mettre au repos et de contrôler sa glycémie.

Se pose alors cette première question : le patient est-il en hypoglycémie modérée ou sévère ?

Lorsque l’hypoglycémie est modérée, le resucrage doit être réalisé avec 7 g de sucres rapides ce qui équivaut par exemple à :

  • 5 morceaux de sucre n°4 ou
  • ½ verre de jus de fruit sucré ou de soda non allégé ou
  • 1 cuillère à café de confiture ou de miel ou
  • ½ pâte de fruit

Il n’est pas conseillé de se resucrer avec du chocolat car les graisses qu’il contient vont retarder l’arrivée du sucre dans le sang.
Lorsque l’hypoglycémie est sévère, le resucrage doit être réalisé avec 15 g de sucres rapides ce qui équivaut par exemple à :

  • 3 morceaux de sucre n°4 ou
  • 1 verre de jus de fruit sucré ou de soda non allégé ou
  • 2 cuillère à café de confiture ou de miel ou
  • 1 pâte de fruit ou
  • 3 bonbons ou
  • 1 berlingot de lait concentré (30 g)

Néanmoins, il est important de savoir que les sucres rapides permettent de faire monter rapidement la glycémie (au bout de quelques minutes) mais leur effet ne dure pas dans le temps, d’où le nom de sucres rapides.

C’est pour cela que le patient doit ensuite se poser cette deuxième question : le prochain repas est-il proche ou lointain ?

Ainsi, à distance d’un repas, il faut ajouter 15 g de sucres lents EN COMPLEMENT des 7 ou 15 g de sucres rapides, ce qui équivaut par exemple à :

  • 30 g de pain ou
  • 2 biscottes ou
  • 1 fruit moyen ou
  • 5 madeleines ou
  • 3 sablés ou
  • 2 petits beurre ou
  • 1 croissant de 40 g ou
  • 1 barre de céréale non chocolatée.

En effet, les sucres rapides auront permis de normaliser la glycémie et les sucres lents permettront de la maintenir jusqu’au prochain repas.

En outre, tout patient à risque d’hypoglycémie doit toujours avoir sur lui au moins trois morceaux de sucres rapides (ou équivalent) et de quoi contrôler sa glycémie.

En résumé

Lorsque le patient ressent le ou les signes d’hypoglycémie :

A savoir : si le repas est prévu dans les trente minutes et qu’il peut être pris au moment de l’hypoglycémie, ne pas prendre les sucres lents et avancer le repas.

En conclusion

L’hypoglycémie est un risque qui existe chez le patient diabétique.
Elle est souvent très redoutée et constitue le principal effet secondaire des traitements hypoglycémiants.

Lorsqu’elle est occasionnelle, l’hypoglycémie est liée à un facteur déclenchant temporaire comme une dose d’insuline trop importante ou une activité physique imprévue par exemple.

Toutefois, lorsque les épisodes d’hypoglycémie sont répétitifs, il est nécessaire de consulter son médecin traitant ou son diabétologue afin de réadapter le traitement antidiabétique.


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Que faire en cas d’hyperglycémie !

Mis en ligne par le Dr Amina RADAOUI

Définition

 L’hyperglycémie est définie par une augmentation du taux de sucre au-delà d’une certaine valeur. On définit pour chaque patient une borne inférieure et supérieure entre lesquelles son taux de sucre doit se situer  qu’on surnomme «  fourchette »  ou « objectif » ou « cible » glycémique.

Avec l’avènement des nouvelles technologies, et les nouveaux outils de contrôle de la glycémie en continu, cette cible a été récemment redéfinie sur le plan international par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entre 0,70 et 1,80 g/L. On considère donc, chez les patients diabétiques, toute glycémie inférieure à 0,70 g/L comme une hypoglycémie, et toute glycémie au-delà de 1,80 g/L comme une hyperglycémie.

Cependant l’objectif glycémique doit être personnalisé et donc adapté à chaque patient selon son âge et ses antécédents médicaux. Il sera donc fixé par le médecin en accord avec le patient.

On parle d’hyperglycémie sévère, en cas de glycémie supérieure à 2,50 g/L. Elle peut être bénigne si elle est ponctuelle et sans symptômes. En revanche elle est considérée comme grave, si elle persiste avec les symptômes suivants : fatigue, soif, langue sèche, urines abondantes, maux de tête..

Quand faut-il s’inquiéter:

Pour autant, faut il s’affoler devant une hyperglycémie ? Toutes les hyperglycémies sont elles une urgence à traiter ? La gravité de l’hyperglycémie dépend de plusieurs critères :

• La durée et le taux :

En cas d’hyperglycémie ponctuelle (quelques heures voire quelques jours), sans signes associés, sur une cause parfois identifiée (oublis de traitement ou dose inadaptée, écarts diététiques, prise de cortisone, stress, maladie, émotion…), et en l’absence de critères de gravités suivants, il n’y a pas d’urgence à traiter cette hyperglycémie. Et ce d’autant que la glycémie se normalise après correction ou résolution de la cause identifiée .

• En cas d’acétonémie :

Chez les patients traités par insuline, en cas d’hyperglycémie sur carence d’insuline, le sucre étant la principale source d’énergie de nos cellules, celle-ci vont rechercher une autre source d’énergie pour assurer leur fonctionnement. Les graisses sont alors utilisées, et leur produit de dégradation forme l’acétone, libérée dans le sang (acétonémie) puis dans les urines (acétonurie). A forte concentration, l’acétone peut devenir dangereuse et provoquer une acidification du sang, on parle alors d’acidocétose. Les patients peuvent alors présenter une fatigue, des douleurs abdominales associés à des nausées ou vomissements, une haleine particulière dite « pomme de reinette », et des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma. Il est recommandé chez les patients traités par insuline, en cas d’hyperglycémie supérieure à 2,50 g/L, de ne pas attendre ces symptômes et de contrôler systématiquement leur taux d’acétonurie par bandelette urinaire, ou acétonémie via des lecteurs spécifiques avec bandelettes acétonémie (Freestyle Optium Néo, Optium Xceed, Freestyle libre, Glucofix Menarini..).

• En cas de déshydratation :

L’hyperglycémie grave et persistante, provoque une sensation de soif et des urines abondantes, allant jusqu’à plusieurs litres par jour, appelé syndrome polyuro-polydipsique. Chez les patients, qui ont une sensation de soif altérée, notamment les personnes âgés, la polyurie n’est pas compensé par l’hydratation. Il existe alors un risque de déshydratation majeure pouvant provoquer des troubles de la conscience, appelé le coma hyperosmolaire. Toute hyperglycémie grave et persistante chez la personne âgée doit faire rechercher une déshydratation et faire l’objet d’une prise en charge rapide et adaptée.

Conduite à tenir :

• En cas d’absence de signe de gravité (acétone ou déshydratation) :

  • En cas de traitement anti diabétique oraux :

    •  Il faut contrôler votre glycémie régulièrement
    • Identifier une cause ou un facteur déclenchant
    • Si l’hyperglycémie persiste, il faut vous rapprocher de votre médecin traitant ou de votre diabétologue pour revoir votre traitement de base
  •  En cas de traitement insulinique :

    •  Il faut contrôler votre glycémie régulièrement
    • S’assurer de l’absence d’acétonurie ou acétonémie
    •  Réajuster votre dose d’insuline rapide au prochain repas et votre insuline lente si besoin
  •  En cas de traitement par pompe à insuline :

    • Il faut contrôler votre glycémie régulièrement
    • S’assurer de l’absence d’acétonurie ou acétonémie
    • envisager un dysfonctionnement de la pompe ou un problème de cathéter (bouché, désinséré,..)
      avoir à disposition de quoi reprendre les injections
    • disposer d’un stock suffisant de matériel pour la pompe (pile, cathéter…)
    •  Faites un bolus supplémentaire (selon les recommandations du médecin)
    •  Contrôlez au bout de 2h, si l’hyperglycémie persiste, rechercher de nouveau l’acétone

• En cas d’acétonémie :

Chez les patients traité par insuline, en cas d’hyperglycémie > 2,50 g/L persistante, il faut systématiquement contrôler l’acétonémie, si celle-ci est positive (supérieur à 0.6 mmol/L), il faut :

  • Injecter de l’insuline rapide selon le protocole suivant (à préciser par votre diabétologue)
  • Contrôler la glycémie et l’acétonémie 2h plus tard
  • Réinjecter de l’insuline rapide tant que la glycémie reste supérieure à 2,50 g/L avec acétonémie positive

ACETONE DANS LES URINES

ACETONE DANS LE SANG

+

++

+++

 : 1 A 3 UNITES

: 2 A 6 UNITES

: 3 A 9 UNITES

0.6 - 1.5

1.5 – 3

SUPERIEUR A 3

: 3 UNITES

: 5 UNITES

: 10 UNITES

  • En cas d’acétonémie chez les patients traités par pompe à insuline :
    • Retirez la pompe
    • Faites une injection d’insuline au stylo (selon les recommandations du médecin)
    • Changez la totalité du cathéter
    • Replacez la pompe
    • Faites au maximum 2 injections (rajouts) à la pompe à 2h. Toujours continuer à s’alimenter quelle que soit la glycémie (sinon, on peut être en hypoglycémie avec toujours de l’acétone et on ne peut plus faire les suppléments)
    • S’il n’y a pas d’amélioration après 2 rajouts à la pompe, reprenez les injections sous cutanées au stylo (arrêt de la pompe). Contactez rapidement votre médecin prescripteur ou votre diabétologue.

• En cas d’oubli de traitement :

  • Antidiabétique oraux : Dans tout les cas, il n’y pas lieu de s’inquiéter, la durée d’action des antidiabétiques oraux est longue (24 à 48h), vous êtes donc couvert par la dernière prise. Pour éviter tout risque de surdosage, ou d’hypoglycémies, mieux vaut reprendre le lendemain vos traitements à dose habituelle. Au pire, vous constaterez une courte période d’hyperglycémie transitoire qui se corrigera à la reprise des doses habituelles.
  • Insuline :
    • Rapide : Si vous avez oublié votre injection de rapide, attendez le prochain repas et la prochaine dose de rapide à majorer pour corriger l’hyperglycémie. Une injection d’insuline rapide dite de rattrapage, en dehors de toute prise alimentaire, vous expose à l’hypoglycémie.
    • Lente :
      • Si oubli constaté le matin : injecter à ce moment 50% de la dose oubliée.
      • Si oubli constaté à midi : injecter à ce moment 100% de la dose oubliée, et ne pas faire l'injection du soir ce jour là.
      • Si oubli constaté le lendemain soir : faire l'injection du soir à sa dose habituelle ou majorée de 20% si la glycémie à ce moment n'est pas satisfaisante.


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Les bienfaits de l'activité physique

LES BIENFAITS DE L’ACTIVITE PHYSIQUE

Mis en ligne par le Dr Céline EID

 

Qu’est-ce que l’activité physique ?

L’activité physique se définit comme « tout mouvement corporel produit par la contraction des muscles squelettiques entrainant une augmentation de la dépense énergétique par rapport à la dépense énergétique de repos ». Le sport n’est ainsi que l’une des multiples facettes de l’activité physique qui peut être pratiquée au travail, lors des déplacements (marche…), des activités domestiques (ménage, jardinage…) et des loisirs.

La sédentarité est quant à elle définie par le temps passé assis ou allongé entre le réveil et le coucher, lors des déplacements (voiture…), des loisirs (temps d’écran, de lecture…) et du travail

Pourquoi est-il si important de « bouger » ?

L’inactivité physique, qui est responsable de 5 millions de décès par an dans le monde, est la première cause de mortalité évitable dans les pays développés, devant le tabac...

Plusieurs études ont montré un risque de surmortalité chez les adultes au-delà d’un temps de sédentarité de 3 heures par jour et de façon plus marquée au-delà de 7 heures par jour. Ceci s’explique par un risque plus élevé de mortalité cardio-vasculaire et par cancers. Par ailleurs, la sédentarité s’associe à un risque deux fois plus élevé de développer un diabète de type 2 et à un moins bon contrôle glycémique chez les patients diabétiques.

Les bénéfices d’une activité physique régulière ont été prouvés scientifiquement à tel point que l’activité est encouragée comme traitement non pharmacologique de certaines pathologies chroniques par les sociétés savantes et les autorités de santé publique.

En effet, l’activité physique, pratiquée de manière régulière, permet de prévenir et de traiter les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2 et certains cancers. Elle diminue le risque de mortalité précoce de 30 % et permet d’éviter 30 % des maladies cardio-vasculaires qui sont actuellement la 1ère cause de mortalité chez la femme en France et la 2ème cause chez l’homme. Elle prévient 20 à 25 % des cancers du sein, du colon et de l’utérus, réduit de moitié la survenue du diabète chez des sujets pré-diabétiques et diminue de 30 % la survenue du diabète dans la population générale. Chez les patients diabétiques de type 2, l’activité physique régulière réduit de 30 à 40 %  le risque de mortalité toutes causes et de 20 à 40 % celui de mortalité cardio-vasculaire. 30 minutes d’activité physique d’intensité modérée pratiquées cinq fois par semaine permet en outre de réduire l’HbA1c de 0,7 %. Elle contribue également à la prévention de l’hypertension artérielle, du surpoids et de l’obésité et est associée à une meilleure santé mentale, un retard à l’apparition des démences, une régression des douleurs chez les patients atteints de pathologie ostéo-articulaire  et à une amélioration de la dépression, de la qualité de vie et du bien-être.

Il n’y a pas de seuil minimal d’efficacité. L’activité physique de faible intensité est elle aussi corrélée à des effets bénéfiques sur la santé.  Pour exemple, 15 minutes de marche quotidienne sont associées à une réduction de la mortalité de 14 %.

Le mythe des 10 000 pas/jour

Il est né au Japon à l’occasion des premiers jeux olympiques de Tokyo en 1964 lorsque l’entreprise Yamasa Corporation lance un podomètre appelé le « Manpo-kei » (traduction : mesure des 10 000 pas). Aucune étude scientifique n’a, à ce jour, validé cet objectif.

Le quota journalier à effectuer pour être en forme se situerait plutôt entre 5000 et 6000 pas par jour selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps).

 

Activité physique : Quelles sont les recommandations ?

L’OMS recommande actuellement pour les adultes la pratique de 150 min/semaine d’activité d’endurance d’intensité modérée (30 min 5 fois/semaine) ou 75 min/semaine d’activité d’endurance d’intensité soutenue ou une combinaison équivalente des deux. Pour les enfants et les adolescents, au moins 60 minutes/jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue sont préconisées.

La HAS a publié en octobre 2018 un guide pratique de « promotion, consultation et prescription médicale d’activité physique et sportive  pour la santé chez les adultes » accompagné de référentiels d’aide à la prescription par pathologie (Diabète de type 2, Surpoids, Hypertension artérielle, Maladie coronarienne, AVC, BPCO). L’objectif est de permettre aux médecins de prescrire de l’activité physique aux personnes atteintes de maladies chroniques ou présentant un état de santé pour lesquels les bénéfices de l’activité physique sont reconnus.

Dans le même sens, le Vidal, en partenariat avec le Comité National Olympique et Sportif Français, a publié  son « MédicoSport-Santé ». Il s’agit d’un  dictionnaire des disciplines sportives  à visée médicale, qui recense les caractéristiques de chaque discipline ainsi que les conditions de pratique dans le cadre du sport-santé.

 

En conclusion, les bénéfices sur la santé d’une activité physique régulière ne sont plus à démontrer. Le rapport d’expertise de l’INSERM 2019 montre tout l’intérêt d’une activité physique adaptée dans la prévention et le traitement des maladies chroniques. Toute activité physique chez le sujet sain comme chez le sujet présentant une pathologie chronique est donc bénéfique à la condition qu’elle soit réalisée de manière régulière et avec une intensité et une durée suffisantes.


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Le pancréas artificiel

Le pancréas artificiel est une réelle innovation dans le monde de la diabétologie et constitue une avancée majeure pour les patients diabétiques de type 1. Il s’agit d’un système qui mime la production d’insuline à l’aide d’un triptyque qui fonctionne en boucle fermée. Il permet d’améliorer le contrôle glycémique et la qualité de vie des patients diabétiques.

L’étape‐clé remonte à 2011 quand, pour la première fois, de manière contemporaine à Montpellier et à Padoue (Italie), deux patients diabétiques utilisent le pancréas artificiel en dehors de l’hôpital.
Depuis cette date, les essais successifs ont permis de confirmer la réduction considérable du risque d’hypoglycémie nocturne et l’amélioration du temps passé avec une glycémie normale.

Le système développé par Diabeloop, DBLG1™

Il associe un capteur de glucose, une pompe patch et un smartphone sophistiqué et sécurisé. Via une connexion bluetooth, les informations sur le taux de glucose sont transmises au smartphone qui analyse, via des algorithmes complexes prenant en compte les paramètres personnalisés du patient, le taux de sucre circulant afin d’adapter automatiquement la dose d’insuline administrée par la pompe. Pour plus de précision, les utilisateurs peuvent entrer des informations sur leurs repas et leur activité physique.
Les résultats positifs de ce système observés en milieu hospitalier ont été validés par une étude en vie réelle incluant sur une période de douze semaines 68 patients diabétiques de type 1 recrutés dans douze centres français.

Diabeloop a obtenu en novembre 2018 le marquage CE pour le DBLG1™, étape réglementaire vers la commercialisation en Europe.

Le système MiniMed 670G de Medtronic.

Le 28 septembre 2016, l'Agence américaine du médicament (FDA) autorisait la commercialisation d'un premier pancréas artificiel, avec ce système.

Ce dispositif est composé d'un capteur sous-cutané qui enregistre le niveau de glucose toutes les cinq minutes. Selon le taux de sucre, la pompe adapte sa perfusion d’insuline via un cathéter sous-cutané. L’écran de la pompe, semblable à un écran de smartphone, affiche le niveau de glucose et le débit d'insuline. Même si le MiniMed 670G ajuste automatiquement le niveau d'insuline, les patients doivent l'informer, lors des repas, de la quantité de glucides consommés, afin que le dispositif calcule la quantité d'insuline à perfuser.