L'activité physique

icone_fleche.png  Chez le sujet normal :
Le muscle trouve son énergie dans le glucose stocké en son sein sous forme de glycogène. Après quelques minutes d'effort physique ces réserves s'épuisent et c'est grâce au foie que le muscle peut faire face à ses besoins. En effet le foie va fournir le glucose en quantité suffisante pour maintenir la concentration sanguine de glucose au taux constant de 1g/l. Après l'exercice, l'effet de l'insuline est diminué et persiste plusieurs heures. Cet effet permet au foie et au muscle de reconstituer leur réserve en glucose.

icone_fleche.png  Chez le diabétique traité par insuline :

Le taux d'insuline ne diminue pas pendant l'exercice physique. Le glucose ingéré est rapidement et entièrement utilisé. L'effet de l'insuline injectée persiste empêchant ainsi la capacité du foie à produire du glucose d'où un risque important d'hypoglycémie. Ce risque est d'autant plus élevé si le patient n'a pas diminué ses doses et augmenté sa ration alimentaire surtout en sucres lents.
L'hypoglycémie peut survenir au cours de l'activité physique ou dans les heures qui suivent son arrêt, en particulier la nuit, si le sport a été pratiqué en fin d'après-midi ou dans la soirée et cela même si les doses d'insuline ont été diminuées.
Pour disposer d'une bonne réserve de glucose au niveau du foie et du muscle, il faut consommer, les jours qui précèdent l'activité physique des sucres lents comme les pâtes...
Si le patient commence son activité physique avec une glycémie élevée et une acétonurie, il aggrave son déséquilibre pendant l'effort. Il est souhaité dans ces conditions de ne pas démarrer une activité physique si la glycémie dépasse les 2,5g/l et s'il y a présence d'acétone dans les urines.

Diabète, activité physique et sportive

icone_fleche.png  Chez le diabétique non traité par insuline :
Dans ce type de diabète, le pancréas est défectueux et même si la sécrétion d'insuline persiste, son activité est déficiente. Les diabétiques non traités par insuline sont en règle générale plus âgés (entre 40 et 75 ans) et en surcharge pondérale, l'activité physique dans ce cas améliore la sensibilité des tissus à l'insuline et favorise la perte de poids.

icone_cercle.png  Dans tous les cas :
Un examen médical attentif est nécessaire. Il est le même que celui réalisé régulièrement et comporte une consultation de cardiologie et une épreuve d'effort à prévoir surtout après la quarantaine.

icone_fleche.png  Pourquoi une activité physique ?

- Pour améliorer mon équilibre glycémique,
- Pour éviter la sédentarité et la prise de poids,
- Pour optimiser l'effet de mon traitement,
- Pour agir sur la tension artérielle et sur les graisses dans le sang.

 

L'activité est indispensable et fait partie de mon traitement.
Une marche de ¾ heure (ou son équivalent) 3 fois par semaine est le minimum à effectuer.

Je peux également :

- monter les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur.
- m'arrêter un arrêt de bus avant l'arrêt habituel.

icone_fleche.png  Conseils en cas d'activité physique

Dans le cadre de mon activité sportive et physique (vélo, tennis, jogging,...), il est conseillé de, selon la durée et/ou l'intensité :

- Contrôler la glycémie, avant pendant et après (en cas de sensation de malaise).
- Prévoir une collation.
- Avoir toujours 3 morceaux de sucre sur moi.

Pour mes comprimés : je ne modifie pas la dose de metformine mais je baisse la dose de sulfamide selon les consignes de mon médecin.

Conduite à tenir en cas d'efforts physiques ou de sport

icone_fleche.png  Avant l'effort :

>> Je contrôle ma glycémie capillaire 30 mn avant l'effort :

- Si glycémie > 2,5g/l >>>> je renonce à l'activité physique.
- Si glycémie entre 1, 3 et 2,5 g/l >>>> conditions idéales, je ne prends rien.
- Si glycémie < 1,3 g/l >>>> je prends une collation de 15 à 20 gramme de glucides lents.

icone_cercle.png  Insuline : Je diminue l'insuline qui agit durant la pratique du sport.

- Si activité en début de matinée ou début d'après midi, je baisse la dose d'insuline qui précède l'activité physique de 20 à 50 % selon les consignes de mon diabétologue.

- Si l'activité physique est effectuée en fin d'après midi ou fin de matinée, je ne modifie pas la dose d'insuline rapide précédente.

icone_fleche.png  Pendant l'effort :

- si durée >>> il n'est pas nécessaire de s'alimenter.
- si durée > 1 heure >>>> je consomme 15 g de sucre rapides par heure: 3 morceaux de sucre ou 1 pâte de fruit ou 1 barre de céréales ou 20 cl de soda non light.

Je m'hydrate bien: 1 litre d'eau par heure.


icone_fleche.png  Après l'effort :

>> Je contrôle la glycémie capillaire après l'effort :

- Si glycémie < 0,8 g/l loin du repas >>>> je prends une collation de 15 à 20 g de glucides lents.
- Si effort soutenu > 2 heures >>>> prévention des hypoglycémies tardives : je double la ration de féculents au repas suivant.

Insuline : Si effort en fin d'après midi ou soir, je fais la même dose d'insuline rapide au repas suivant mais je diminue la dose d'insuline lente de 2 à 4 unités selon les consignes de mon médecin.