L'éducation thérapeutique du patient diabétique 1

L'éducation thérapeutique du patient diabétique

Mis en ligne par l’équipe paramédicale du service d’endocrinologie du Centre Hospitalier de Perpignan

L’Education Thérapeutique vise à développer vos compétences afin d’être plus autonome dans la gestion de votre maladie et de mieux aborder le quotidien avec votre pathologie. L’Education Thérapeutique du Patient (ETP) est un droit. Elle concerne principalement les patients atteints de maladies chroniques telles que le diabète (qu’il soit de type 1 ou 2), qu’ils soient enfants ou adultes, ainsi que leur entourage. En accord avec vous, l’équipe pluridisciplinaire (médecins, infirmières, psychologue, diététiciennes, kinésithérapeute),  va vous aider à trouver les clés qui vous aideront à mieux appréhender votre maladie.  Ainsi, ensemble, nous irons vers l’avenir dans les meilleures conditions possibles.

C’est une alliance thérapeutique entre l’équipe pluridisciplinaire et vous.

Un peu d’histoire

L’éducation des patients a toujours existé entre le corps médical, les infirmiers et les patients, sous forme de conseils. Le côté éducatif des soignants n’était pas mis en valeur.
L’ETP est née au début du 20ième siècle (1922) en diabétologie. Il s’agissait d’éduquer le patient à la gestion de son traitement insulinique. Dans ses débuts, l’ETP était autoritaire, le savoir médical était transmis sans intervention du patient. Ensuite, la pédagogie autour de l’humain et de la maladie chronique a pris le relais. Il s’agissait d’adapter les informations transmises à la connaissance qu’avait le patient de sa maladie et de les personnaliser en fonction de ses attentes. Enfin, en ce début de siècle, l’ETP est centrée sur l’acquisition de compétences en auto-soins au travers d’objectifs à atteindre, déterminés par vous et l’équipe soignante. C’est l’alliance thérapeutique.

Rôles de l’ETP

Ainsi, grâce à ces ETP, vous devenez acteur de votre santé, vous participez à la gestion de votre maladie et de votre traitement.
Cela vous permettra

    •  De mieux vivre votre pathologie au quotidien (vie intime, voyages, repas entre amis…)
    • D’être mieux compris par votre entourage (famille, amis, travail)
    • De vous sentir moins seul face à la maladie (rencontre avec des professionnels de santé mais aussi avec d’autres personnes vivant les mêmes problématiques que vous)

Les programmes d’Education Thérapeutique doivent être validés par l’Agent Régional de Santé (ARS).

Et concrètement…

Dans le service d’Endocrinologie de l’hôpital de Perpignan, nous vous proposons 3 programmes d’Education Thérapeutique validés par l’ARS :

    • L’ETP du patient diabétique : qui se déroule en Hospitalisation de semaine sur 5 jours.
    • L’insulinothérapie fonctionnelle : qui se déroule en Hospitalisation de semaine sur 5 jours, 4 sessions par ans
    • L’ETP du patient présentant des troubles du comportement alimentaire

Nous vous proposons différents ateliers collectifs ou individuels qui ont pour buts :

    • L’apport de divers savoirs théoriques (ex : augmenter ses connaissances sur le diabète),
    • L’acquisition de nouvelles compétences (ex : savoir composer un repas équilibré)
    • La mise en œuvre de modifications du mode de vie

La méthodologie interactive est favorisée et votre participation active lors de ces ateliers est fortement encouragée.

En conclusion

L’éducation thérapeutique du patient diabétique est un atout majeur dans l’amélioration de l’équilibre glycémique des patients, et donc dans le retard d’apparition des complications. Une équipe pluridisciplinaire vous aide à acquérir les auto-soins tant du point de vue thérapeutique, psychologique, alimentaire et sportif.
Ainsi, vous apprendrez à mieux gérer la maladie, les complications seront retardées et nous construirons ensemble votre avenir en améliorant de votre capitale santé.


Publication des 1er résultats de l’étude Coronado : Quel est le profil des personnes diabétiques à risque de faire une forme sévère de Covid-19 ? 2

Publication des 1er résultats de l’étude Coronado : Quel est le profil des personnes diabétiques à risque de faire une forme sévère de Covid-19 ?

Rédigé par le Dr Muriel BENICHOU

 

 

Toutes les études montrent que le diabète favorise la survenue de formes graves de COVID 19 mais nous ignorions, jusqu’à la publication de cette étude française, les caractéristiques cliniques des patients diabétiques développant ces formes sévères.
L’étude CORONADO (Coronavirus-SARS-COV-2 and Diabetes Outcomes) est une étude observationnelle multicentrique française essentiellement rétrospective menée chez 1317 patients diabétiques hospitalisés pour COVID 19 dans 53 centres français du 10 au 31 mars 2020.
L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques cliniques des patients diabétiques hospitalisés pour forme grave de COVID19 .
Le critère principal de cette étude combinait l’intubation et/ou le décès dans les 7 jours suivant l’admission.

Principaux résultats de cette étude

Le profil type des patients

 

- L’âge moyen des patients diabétiques hospitalisés est de 70 ans
- Les patients étaient en surpoids avec un IMC médian à 28,4 kg/m2
- Il existe une majorité d’hommes : 65% de la population
- La majorité présente un diabète de type 2 : 89%, avec seulement 3% de diabète de type 1
- On notait des complications microvasculaires (œil, rein, nerf) chez 47% des patients et des complications cardiovasculaires (HTA , cardiopathie, AVC, AOMI) chez 41% des patients
- L’insuline comme les autres traitements du diabète ne sont pas un facteur de risque de forme sévère de COVID 19 ; Les traitements doivent donc être poursuivis .
- De même et contrairement aux résultats attendus, l’équilibre glycémique antérieur à l’hospitalisation ne semble pas constituer un élément prédictif d’une forme grave

Résultats sur le critère principal

Dans les 7 jours suivant l’admission, le risque pour un patient diabétique d’être intubé est de 20,3% soit 1/5 des patients diabétiques hospitalisés. Le risque de décès est de 10,6% alors que 18% regagnent leur domicile.

Au total

Cette étude confirme qu'il existe un profil de patients diabétiques susceptibles de développer une forme sévère de COVID 19.
Il s’agit essentiellement de patients diabétiques de type 2 de 70 ans ou plus, en surpoids, présentant des complications ou des comorbidités associés au diabète comme l’HTA.

En revanche, et contrairement aux prévisions, l’équilibre glycémique antérieur ne semble pas constituer un facteur de risque de développer une forme sévère de COVID 19.


Diabète et Covid-19, les dernières actualités 3

Diabète et Covid-19, les dernières actualités

Article rédigé par le Dr Amina RADAOUI

 

 

Les bons réflexes à respecter, recommandations de l’HAS

Les personnes souffrant de maladies chroniques sont plus à risque de formes aigues de Covid ou de complications liées à leur maladie, les patients atteints de diabète ne dérogent pas à la règle. L’HAS rappelle que ces patients sont susceptibles de développer des formes graves de Covid-19 en cas de diabète non équilibré ou de complications.

L’HAS recommande aux professionnels de santé, durant cette période, de rappeler à leurs patients les signes d’aggravation ou de complications de leur diabète, les signes du covid-19, et la nécessité de les contacter en cas de survenue de ces signes. Le maintien du bon équilibre glycémique est donc essentiel, pour cela il est indispensable que les patients disposent de leur traitement et de leur dispositif de surveillance glycémique.
Le suivi doit être assuré en privilégiant le recours à la télé consultation.

L’HAS alerte les professionnels sur deux situations nécessitant la prise en charge hospitalière en urgence :
- en cas de plaie de pieds chez des sujets à haut risque notamment pour éviter les infections graves
- en cas de polyurie polydipsie et/ou perte de poids chez l’enfant ou l’adulte jeune pouvant évoquer une découverte de diabète, nécessitant un traitement par insuline au plus vite.

Les patients sont invités à maintenir une alimentation adaptée, et limiter la consommation d’aliments riches en acides gras saturés afin de contrôler la prise de poids. Une activité physique régulière minimale et compatible avec les mesures de distanciation sociale est également vivement conseillée.
Pour tous les patients il est recommandé de garder les coordonnées du médecin traitant et d’appeler le 15 en cas de signes inquiétants comme des douleurs thoraciques, une syncope, une dyspnée ou un déficit neurologique.

Caractéristiques cliniques et devenir des patients diabétiques ayant eu une forme sévère de Covid-19

Par le docteur Sarfati Julie, critique de l’article: « Clinical characteristics and outcomes of patients with sever Covid 19 with diabetes »

Plusieurs études ont récemment rapporté que la prévalence du diabète chez les patients ayant une forme de Covid-19 sévère atteignait 27 % contre 5,9 % des formes modérées. Nous savons à présent que l’hyperglycémie exacerbe l’inflammation en accélérant le relargage de TNF alpha et d’interleukine. De plus le diabète peut être impliqué dans la dysfonction pulmonaire en diminuant le volume expiratoire et la capacité vitale.
Cette étude a pour objectif d’analyser les caractéristiques cliniques des patients diabétiques avec une forme sévère de Covid-19. Il s’agit d’une étude uni centrique, rétrospective, et observationnelle chez 193 patients avec une forme sévère de covid-19. Sur ces 193 patients, 25 % étaient diabétiques, ils ont plus souvent nécessité une ventilation mécanique et une hospitalisation en soins intensifs que les non diabétiques. Ils avaient également des marqueurs de l’inflammation plus importants que les autres patients. La mortalité des patients diabétiques était plus élevée à 81 %, avec pour la majorité des patients un diabète ancien et une forme très symptomatique du Covid (toux et dyspnée).
La mortalité des patients diabétiques avec un Covid sévère est considérable dans cette étude, le diabète pourrait donc augmenter le risque de décès et sa prise en charge doit être prise en compte. Cependant la mortalité dans cette étude est bien plus élevée qu’antérieurement décrit, avec un biais de sélection probable. Il est à déplorer l’absence de diabétique de type 1 inclus dans l’étude, ce qui aurait pu aider à identifier la responsabilité du diabète lui-même. Enfin, le devenir semble indépendant du contrôle glycémique mais l’échantillon de cette étude est finalement restreint, nous attendons donc avec impatience les résultats de l’étude nationale Française.

Covid-19 : la maladie peut-elle provoquer le diabète ?

Dans une récente étude publiée dans la revue Lancet, un ensemble de chercheurs internationaux a travaillé sur le lien entre le Covid-19 et le diabète. Il confirme l’hypothèse selon laquelle le diabète est un facteur augmentant le risque de développer une forme aiguë de covid-19.
Mais l’infection par le virus pourrait aussi provoquer du diabète chez des patients en bonne santé jusque-là. Selon le professeur Zimmet, des preuves supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse, mais il semblerait que le covid-19 abîme le pancréas et puisse causer du diabète. En effet des médecins italiens ont recensé des cas sévères de diabète chez des patients hospitalisés pour le Covid-19 n’ayant jamais eu de diabète jusque-là. Dans ces recherches, les scientifiques ont également constaté que le risque de décès pour les patients touchés par le Covid a été 50 fois plus élevé chez les patients diabétiques, ces patients nécessitaient des doses massives d’insuline, ce qui suggère que le corps devient résistant à l’insuline. Les personnes diabétiques doivent donc prendre davantage de précautions pour se protéger des infections Covid.

 

 

Quels sont les facteurs de risques de forme grave du Covid-19 et pourquoi ?

Au fur et à mesure de l’épidémie on en sait plus sur le profil des patients touchés par les formes sévères du covid-19. Depuis la réalisation des premières études en Chine, on dispose de nouvelles données concernant les patients hospitalisés en Europe précisant les profils des patients les plus à risque de complications, ceux dont la maladie finit par entraîner une détresse respiratoire les conduisant en réanimation. Trois facteurs sont clairement identifiés:

L’obésité, car elle favorise notamment le diabète et les maladies cardio-vasculaires, chez des patients présentant une diminution de leur capacité respiratoire du fait de la surcharge pondérale

Un diabète mal équilibré : parmi les explications avancées, en plus du fait que les diabétiques présentent souvent d’autres maladies associées ou des complications cardiaques et respiratoires, leur système immunitaire serait aussi fragilisé par le diabète déséquilibré.

Une hypertension artérielle mal contrôlée: toute personne avec des antécédents cardio-vasculaires comme l’hypertension mais aussi AVC ou infarctus, est considéré à risque de complications. L’hypothèse que ce sur risque de forme grave est du à certains traitements de l’hypertension et du diabète a été réfuté. Les fédérations française et européenne de cardiologie appellent les patients à ne surtout pas interrompre leur traitement sans avis médical.

Ces données sont à nuancer avec les résultats d’études plus récentes, notamment anglaises réalisées sur 17 millions de patients, qui affirment que le principal facteur de risque reste l’âge. Les principales victimes du Covid sont des personnes âgées de plus de 60 ans. Les comorbidités semblent peser beaucoup moins que l’âge. En effet le risque explose avec l’âge, multiplié par 50 au-delà de 80 ans.
L’institut Pasteur vient de publier des estimations Françaises qui confirment ces données, révélant une grande différence de mortalité selon l’âge, avec un risque majeur chez les patients les plus âgés. En pratique, pour 1000 patients infectés, le Covid tue environ 1 adulte d’âge moyen et 50 sujets âgés, ce qui représenterait 60 000 à 120 000 décès en France si toute la population française est contaminée. Cela veut aussi dire que 999 malades sur 1000 présentent une forme non grave, bien que parfois fatigante, la maladie reste donc bénigne.

 


Les complications possibles au niveau des sites d’injections 4

Les complications possibles au niveau des sites d’injections

Plus les lipodystrophies sont détectées tôt, mieux c'est !

Les lipodystrophie disparaissent d'elle même si on cesse les injections d'insuline dans ces zones.

Le délai dépend de leur taille, en moyenne :

  • petites lipodystrophie disparaissent au bout de 3 mois
  • les grosses lipodystrophie disparaissent au bout de 6 mois
  • Rien ne permet d'accélérer cette disparition.

Une fois les lipodystrophies disparues (plus de boules à la palpation), la zone peut être réutilisée pour de nouvelles injections.


Quand penser à la chirurgie bariatrique ? 5

Quand penser à la chirurgie bariatrique ?

Article mis en ligne par le Dr Céline Eid
d’après les données du site du Ministère des Solidarités et de la Santé, de la Haute Autorité de Santé et d’après un rapport de la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) paru en février 2018 (n° 1051).

 

 

L’obésité concerne 17 % de la population adulte en France, ce qui représente plus de 8 millions de personnes. En 2016, 2 % des femmes et 1 % des hommes, soit plus de 500 000 personnes adultes, présentaient une obésité sévère contre 1,3 et 0,7 % respectivement en 2006. (https://solidarites-sante.gouv.fr/)

L’indice de masse corporelle (IMC) permet d’apprécier le degré de sévérité de l’obésité. Il est obtenu par le rapport du poids (en kg) et de la taille (en mètres) au carré.
Un IMC entre 18,5 et 24,9 kg/m² définit un poids normal.
Un IMC entre 25 et 29,9 kg/m² désigne un surpoids.
Un IMC entre 30 et 34,9 kg/m² caractérise une obésité de grade 1.
Un IMC entre 35 et 39,9 kg/m² correspond à une obésité de grade 2.
Un IMC entre 40 et 49,9 kg/m² détermine une obésité de grade 3.
On parle de superobésité si l’IMC dépasse les 50 kg/m².

Outre ses conséquences psychologiques et sociales, l’obésité peut s’associer à des comorbidités qui majorent le risque cardio-vasculaire, notamment chez les patients qui présentent une accumulation des graisses au niveau de l’abdomen (obésité viscérale).
On entend par « comorbidité » tout trouble ou maladie en lien avec l’obésité tel que le diabète, l’excès de cholestérol ou de triglycérides, l’hypertension artérielle, le syndrome d’apnée du sommeil, la stéatose hépatique (surcharge graisseuse du foie) mais aussi les pathologies ostéo-articulaires favorisées par le surpoids.

La chirurgie bariatrique, c’est-à-dire le traitement chirurgical de l’obésité, s’est largement développée depuis plus de 20 ans. Elle a débuté dans les années 1960 aux États-Unis par la réalisation des premiers courts-circuits de l’intestin grêle. Vers 1990, la mise sur le marché d’anneaux gastriques ajustables et le développement de la cœlioscopie ont favorisé sa diffusion. Le nombre d’interventions a ainsi été multiplié par plus de 20, passant de 2 800 en 1997 à 59 300 en 2016 (https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1051.pdf).
Il s’agit actuellement, selon l’OMS, du traitement de référence de l’obésité sévère.

Outre ses effets significatifs et prolongés sur le poids (perte de poids de l’ordre de 40 à 80 % de l’excès de poids selon la technique réalisée), il est désormais reconnu que la chirurgie bariatrique améliore le contrôle glycémique, voire entraine une rémission du diabète chez les patients diabétiques de type 2, non insulino-requérants et dont la durée d’évolution du diabète est courte. L’amélioration métabolique résulte non seulement de la perte de poids et de la réduction de l’insulinorésistance, mais aussi de modifications des hormones digestives qui contribuent à améliorer l’insulinosécrétion.

La chirurgie bariatrique est indiquée pour les patients présentant :
- un IMC de 40 kg/m2 ou plus,
- un IMC de 35 kg/m2 ou plus, s’il s’associe au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée par la chirurgie
- dès lors qu’une prise en charge médicale, diététique et psychothérapeutique bien conduite de 6 à 12 mois s’est révélée insuffisante.

 

En France, la Haute Autorité de santé (HAS) a fait paraître en 2009 des « recommandations de bonne pratique » chez l’adulte (https://www.has-sante.fr/jcms/c_765529/fr/obesite-prise-en-charge-chirurgicale-chez-l-adulte). Ces recommandations précisent les indications, le bilan préopératoire, les techniques chirurgicales et le suivi postopératoire. La prise en charge des patients dans le cadre de la chirurgie bariatrique doit être réalisée au sein d’équipes pluridisciplinaires, en liaison avec le médecin traitant. La décision d’intervention est prise à l’issue d’une discussion et d’une concertation de l’équipe pluridisciplinaire.
Elle implique un suivi post-opératoire sur le long terme en raison du risque de complications chirurgicales ou nutritionnelles, certains déficits vitaminiques pouvant conduire, s’ils ne sont correctement supplémentés, à des atteintes neurologiques graves.

 

Il existe plusieurs techniques permettant soit de limiter les apports alimentaires en réduisant le volume de l’estomac (techniques restrictives), soit d’induire un défaut d’absorption des aliments en court-circuitant une partie de l’intestin (techniques malabsorptives). Ces techniques sont discutées selon l’âge, l’importance de l’obésité, les comorbidités, les particularités anatomiques digestives et la pratique du chirurgien.

Pour réduire le volume de l’estomac, le chirurgien peut placer un anneau en silicone ajustable autour de la partie supérieure de l’estomac, délimitant ainsi une petite poche permettant de ralentir la digestion et de réduire la prise alimentaire. L’anneau peut être serré ou desserré en injectant un liquide dans le boitier placé sous la peau. L’anneau peut être retiré au cours d’une nouvelle intervention en cas de complications mécaniques, qui peuvent survenir même après plusieurs années, d’inefficacité, pour réaliser une autre technique chirurgicale ou à la demande du patient.

 

 

La gastrectomie en manchon ou sleeve gastrectomy est également une technique restrictive. Elle consiste à retirer environ les 2/3 de l’estomac, réduisant celui-ci à un tube, limitant ainsi la quantité des aliments ingérés.

 

 

Le Bypass gastrique est quant à lui une technique restrictive et malabsoptive. Cette technique permet non seulement de réduire le volume de la prise alimentaire par la création d’une petite poche gastrique mais également de limiter l’absorption des aliments grâce à un court-circuit d’une partie de l’estomac et de l’intestin.

 

 

La dérivation bilio-pancréatique est une technique restrictive et malabsorptive. Les aliments ne sont pas digérés par les sucs digestifs et ne sont assimilés que sur une courte portion de l’intestin grêle. Le risque de carence nutritionnelle est important avec cette technique tout comme le risque de malabsorption des médicaments. Elle est donc réservée aux patients présentant une super-obésité (IMC ≥ 50) et/ou après échec d’une autre technique et doit être réalisée par une équipe spécialisée dans sa réalisation.

 

Le recours à la chirurgie réparatrice est possible après stabilisation de la perte de poids, 12 à 18 mois après la chirurgie bariatrique.
Les grossesses doivent être préparées afin d’éviter les risques de dénutrition et carences vitaminiques et les complications materno-foetales.

 

En conclusion, la chirurgie bariatrique apparaît comme un traitement efficace de l’obésité et de ses comorbidités là où la prise en charge médicale échoue souvent. Pour autant, penser qu’il s’agit d’un traitement miracle serait faire fausse route. En effet, les reprises pondérales au long cours après chirurgie ne sont pas anecdotiques, soulignant l’importance du suivi et de la prise en charge des troubles du comportement alimentaire en pré-opératoire. Pour une perte de poids durable, le projet de chirurgie bariatrique doit être mûrement réfléchi et préparé au sein d’une équipe pluridisciplinaire spécialisée, sans négliger le suivi post-opératoire au long cours, tout aussi important.


Les bonnes pratiques de l'utilisation des stylos à insuline 6

Les bonnes pratiques de l'utilisation des stylos à insuline

Le bon endroit d’injection

 

L’insuline doit être injectée dans le tissu sous cutanée de la peau et non dans les muscles car son action pourrait être accélérée et donc provoquer des hypoglycémies ainsi que des douleurs.

 

 

 

Les sites d’injection de l’insuline sont :

        • Le ventre
  • Les cuisses
  • Les fesses
  • Les bras (s’il y a une tierce personne pour le faire)

 

 

 

 

 

Il est important de changer de sites d’injection régulièrement.

Les principales étapes d’injection au stylo

Les précautions nécessaires à une bonne injection

  •  Choix de la taille de l’aiguille

Il existe plusieurs taille d’aiguille à insuline mais la recommandation est d'utiliser les aiguilles à stylo les plus courtes (actuellement 4 mm) et ce, quels que soient leur âge, sexe ou corpulence.

 

Le risque avec les aiguilles plus longues est l'injection d’insuline dans le muscle:

Cela peut conduire à une diffusion plus rapide de l'insuline lors d’un effort par exemple, ce qui peut induire un déséquilibre glycémique.
Cela peut induire également le risque d'induire hématome (bleu) et douleur.

Attention : si une goutte ressort de la peau après l'injection, cela peut être dû à une injection trop rapide.

  • Changer l’aiguille à chaque injection

Pour :

    • Avoir une aiguille stérile à chaque injection.
    • Éviter que l’aiguille se bouche avec le restant d’insuline, qui pourrait engendrer une injection incomplète de la dose.
    • Réduire la douleur lors de l’injection: en cas de réutilisation, le bout de l’aiguille s’abîme.
    • Prévenir l’apparition de bosses sous la peau (= lipohypertrophies), car une aiguille usagée peut abimer vos sites d’injection et conduire à des déséquilibres glycémiques

 

  • Retirer toujours l’aiguille directement après une injection

Pour éviter :

    • Une entrée d’air et l’apparition de bulles d’air
    • Une fuite du produit, qui pourrait fausser le dosage
    • Une obstruction de l’aiguille par cristallisation du produit

 

  • Conserver correctement votre insuline

N’exposez pas l’insuline aux rayons du soleil ni à des températures élevées, ne la congelez pas.

    • Généralement, les insulines non entamées se conservent au réfrigérateur (entre 2 et 8°C).
    • Tout stylo entamé peut se garder à température ambiante (entre 4 et 25°C) pendant environ un mois.

Pensez toujours à vous référez à la notice d’utilisation de votre stylo et/ou insuline.


Existe-t-il un intérêt à vacciner les patients diabétiques ? 7

Existe-t-il un intérêt à vacciner les patients diabétiques ?

Article mis en ligne par le Dr Nelly MORTINIERA
Tiré de l’article des Pr B. Bauduceau, B. Wyplosz et A. Sultan publié dans Diabétologie Pratique N°72 d’octobre 2019

 

Introduction :

La vaccination est un des plus grands succès du 20ième siècle en matière de santé publique. On a pu par ce biais sauver des millions de vies. En France, grâce à la vaccination, on a réussi à enrayer les épidémies de nombreuses maladies infectieuses telles que la variole, la peste…
Les patients diabétiques présentent un risque élevé d’infections. En général il s’agit d’infections au niveau du pied. Mais les infections respiratoires représentent, dans cette population, les affections les plus fréquentes et les plus importantes, en particulier : la grippe, les infections à pneumocoque et le zona. La prévalence élevée de ces maladies pourraient être moins importante car il existe des vaccins pour mieux contrôler leur impact. Il est nécessaire de prendre en charge les patients diabétiques car ils sont à risque de complications graves du fait de ces maladies car ils sont considérés comme une population fragile par les autres soucis de santé associés à leur diabète.

 

 

Grippe, pneumocoque et diabète : Liaisons dangereuses !

La grippe chez les diabétiques augmente le taux de complications, d’hospitalisations et de mortalité.
Les infections à pneumocoque vont être responsables d’affections non invasives telles que la sinusite, les otites ou de situations beaucoup plus graves en particulier la méningite ou la septicémie à pneumocoque. Il existe une synergie entre la grippe et les infections à pneumocoque. En effet la grippe va fragiliser la muqueuse respiratoire et favoriser l’infestation par le pneumocoque. Le risque de faire une infection grave à pneumocoque est ainsi 2 fois plus élevée chez le diabétique. La présence d’autres soucis de santé telle que des complications cardiaques, respiratoires, rénales, l’obésité, etc…va augmenter le risque d’infection à pneumocoque chez le diabétique avec une mortalité élevée.

 

 

Y a-t-il un intérêt à vacciner nos diabétiques ?

Il faut retenir que chez le diabétique, le risque d’hospitalisation pour la grippe, et le risque de contracter une infection grave à pneumocoque sont multipliés par 2. Le risque d’avoir un zona lui, est multiplié par 3. Alors que nous savons aujourd’hui que : le vaccin contre la grippe réduit les hospitalisations pour grippe de 25%, pour crise cardiaque de 30%, pour insuffisance cardiaque de 22% et la mortalité de 24%. Le vaccin contre le pneumocoque, lui, va réduire les pneumonies graves de 76% et le vaccin contre le zona va réduire son apparition chez le diabétique de 51%.

 

 

Quelle couverture vaccinale actuelle ?

Malgré toutes ces certitudes et ces connaissances, la couverture vaccinale en France reste encore insuffisante. En effet, en particulier chez les diabétiques on note une faible protection par le vaccin.
En ce qui concerne le vaccin contre la grippe : chez les diabétiques de moins de 65 ans, la couverture vaccinale ne représente que 30% de ces patients, et pour ceux, âgés de plus de 65 ans elle se situe autour des 60%. Ce sont préférentiellement les hommes diabétiques qui se soumettent à la vaccination contre la grippe, les diabétiques sous insuline, ceux qui consultent plus de 5 fois par an leur médecin traitant et qui ont plusieurs ALD pour des maladies chroniques associées : en résumé les diabétiques les plus fragiles se soumettent volontiers à la vaccination !

Pour le vaccin contre le pneumocoque : les chiffres de couverture vaccinale chez le diabétique ne sont pas bien connus en France. Ils semblent représenter moins de 30% de la population générale protégée contre le pneumocoque.

Quelles sont les freins à la vaccination chez nos diabétiques ?

Les freins à la vaccination chez le diabétique sont multiples et variés, et ce malgré un risque infectieux élevé et une sévérité plus importante des affections accessibles à la vaccination. Parmi ces freins on distingue :

Les freins médicaux :
Une étude réalisée auprès des médecins généralistes a mis en évidence plusieurs types de freins qui sont : le défaut de conviction dans l’intérêt de la vaccination, le manque de confiance vis-à-vis des messages émanant du ministère de la santé, la méconnaissance et la crainte des effets secondaires et surtout le recours à des moyens de prévention homéopathiques.


Les freins paramédicaux :

Seulement 40 % des IDE libéraux et 20 % des IDE hospitaliers sont vaccinés contre la grippe alors que la grippe est considérée comme une maladie grave par 80 % des IDE interrogés. Les freins évoqués sont : l’efficacité seulement partielle de la vaccination, le risque d’effets secondaires considérés comme sérieux et la possibilité d’utiliser d’autres moyens de prévention. Enfin, seuls 45% des infirmiers considèrent que se faire vacciner relève de leur responsabilité professionnelle.

 

Les freins des patients diabétiques et de leur entourage :
Sont essentiellement le fait qu’ils ne se sentent pas à risque de contracter le virus de la grippe, les effets secondaires des vaccins, souvent l’impression de l’absence d’efficacité des vaccins.

Calendrier vaccinal

Il s’agit du référentiel élaboré par le groupe de réflexion de la Société Francophone du Diabète pour faire de la vaccination un moyen simple de diminuer efficacement la morbi-mortalité des patients diabétiques.

Conclusion :

Le risque infectieux est bel et bien présent chez le diabétique. Il est même plus important du fait de la fragilité de ces patients par la présence d’autres soucis de santé associés. Il faut s’en préoccuper car il existe une certaine sévérité pour des maladies accessibles à la prévention par la vaccination. Oui ! il faut vacciner les diabétiques pour éviter la surmortalité de cette population de patients. Mais pour cela l’information et la formation des personnels soignants, des diabétiques et de leur entourage est un préalable plus que nécessaire.

 


Quels sont les patients diabétiques à risque de faire une infection COVID sévère ? 8

Quels sont les patients diabétiques à risque de faire une infection COVID sévère ?

Article mis en ligne par Dr Muriel BENICHOU selon une mise a jour réalisée par la SFD

 

   Lancement de l’étude CORONADO

 

 

L’infection COVID-19 est une pandémie causée par le coronavirus SARS-CoV2 apparue en septembre 2019 dans la région de Wuhan et qui depuis touche plus de 150 pays dans le monde et notamment la France.

Les premières données indiquent que le diabète est l’une des comorbidités les plus fréquemment observées, avec l’HTA, chez les patients atteints de COVID-19. Surtout, la présence d’un diabète à l’admission serait un facteur de mauvais pronostic avec une surmortalité dans cette population.
Néanmoins, on peut penser que tous les patients diabétiques ne sont pas soumis au même risque. Le type de diabète, sa durée d’évolution, la présence ou non de complications jouent probablement un rôle.
Pour répondre à cette question il semblait donc important de mener une étude observationnelle dans la population diabétique atteinte de COVID-19 pour déterminer les caractéristiques associées à un mauvais pronostic.
L’étude nationale CORONADO a pour objectif de décrire précisément les caractéristiques des patients diabétiques admis à l’hôpital pour la prise en charge d’une infection COVID-19. Une attention particulière sera notamment portée à la qualité de l’équilibre glycémique (HbA1c), ainsi que la présence de complications du diabète et aux traitements antidiabétiques et antihypertenseurs.

 

AU TOTAL  

 

Cette étude permettra d’apporter très rapidement des réponses aux soignants et aux patients diabétiques sur les facteurs de risque associés au COVID-19 ; cette étude est promue par le CHU de Nantes et coordonnée par le Pr CARIOU ; elle bénéficie du soutien de la Société Francophone du Diabète. Nous espérons que cette étude permettra de faire progresser la prise en charge des patients diabétiques en cette période de crise sanitaire.


Une bonne nouvelle dans la grisaille pour les patients diabétiques : Un nouveau médicament enfin disponible ! 9

Une bonne nouvelle dans la grisaille pour les patients diabétiques : Un nouveau médicament enfin disponible !

Réalisé par le Dr Muriel BENICHOU

Le combat mené  en France par les sociétés savantes et notamment la Société Française de Diabétologie (SFD) depuis de nombreux mois pour commercialiser ce médicament a enfin porté ses fruits.  Depuis le 02 avril, la Dapagliflozine (Forxiga , Xigduo) est disponible en France pour le traitement du diabète de type 2 de l’adulte.

La Dapagliflozine c’est quoi ?

 

La Dapagliflozine (Forxiga, Xigduo) est un antidiabétique oral appartenant à la classe des Inhibiteurs des SGLT2 encore appelés Gliflozines. Il agit en s’opposant à la réabsorption du glucose au niveau des récepteurs SGLT2 situés au niveau du rein ce qui permet une réudction du taux de sucre dans le sang en provoquant  une glycosurie c’est-à-dire une élimination du sucre au niveau du rein.

De nombreuses études menées avec cette classe thérapeutique ont montré des effets bénéfiques :

  • Sur le diabète avec une réduction significative de l’HBA1c
  • Mais aussi sur le poids avec une perte moyenne de 2-3 kg
  • Sur la tension artérielle
  • Sur les événements cardiovasculaires
  • Sur le plan rénal avec réduction de l’albuminurie

La Dapagliflozine chez qui ?

La dapagliflozine est indiquée chez les adultes ≥ 18 ans présentant un diabète de type 2 :

  • En association avec la Metformine en bithérapie c’est-à-dire en 2ième  traitement
  • En association avec la Metformine et un sulfamide hypoglycémiant (diamicron, amarel) en trithérapie c’est-à-dire en 3ième traitement

En revanche ce traitement n’est pas indiqué chez les sujets âgés >75ans ni chez les patients insuffisants rénaux puisque le mécanisme d’action est rénal.

La Dapagliflozine : quels effets secondaires ?

Ce médicament est le plus souvent bien toléré. Il ne donne pas d’hypoglycémie. On note chez certains patients des infections génitales et urinaires le plus souvent bénignes.

Attention cependant au risque d’hypotension notamment chez les patients sous diurétiques ce qui conduit à ne pas le prescrire aux sujets de plus de 75 ans.

Enfin il faut éviter de le prescrire aux patients présentant des antécédents d’artérite des membres inférieurs (risque d’aggravation dans certaines études).

La Dapagliflozine (Forxiga, Xigduo)….En pratique courante

  • Elle doit être prescrite par un spécialiste (diabétologue ou spécialiste de médecine interne). Le médecin traitant peut renouveler la prescription mais pas initier la prescription.
  • La posologie est de 10 mg soit un cp de FORXIGA 10  mg 1 fois/j à n’importe quel moment de la journée, pendant ou en dehors des repas.
  • Ce médicament ne doit pas vous être prescrit si vous présentez une insuffisance rénale avec une clairance au dessous de 60 ml/min et doit être interrompu si votre clairance descend au dessous de 45ml/min.
  • Il est important de surveiller votre tension artérielle notamment en début de traitement et d’interrompre au moins temporairement vos diurétiques si votre tension artérielle est basse.

Conclusion

Nous nous félicitons de l’arrivée de ce nouveau médicament en France déjà commercialisé depuis plusieurs années aux Etats Unis et dans de nombreux pays européens.

En plus d’être efficace sur le diabète, il a un effet bénéfique sur le poids et améliore le pronostic cardiovasculaire et rénal en réduisant le risque d’événements cardiovasculaires, d’insuffisance cardiaque en diminuant le taux d’albumine.


Les nouvelles technologies et le diabète 10

Les nouvelles technologies et le diabète

Nouvelles technologies et diabète : Où en est-on ?

Réalisé par le Dr Muriel BENICHOU

Quelques définitions

e-santé : technologies pour la santé regroupant la m-santé, les objets connectés et la télémédecine

m-santé= applications pour smartphone et tablette

Objets connectés : pompe à insuline, capteur de glucose, lecteur de glycémie capillaire, podomètre, balance connectée, montre connectée

télémédecine : utilisation d’applications ou d’objets connectés dans le cadre d’une organisation médicale humaine

 

Applications pour le diabète

Il existe actuellement  50000 applications de m-santé disponibles et 50 applications m-santé francophones pour le diabète mais en réalité il en existe beaucoup plus car certaines ne sont pas référencées

Il en existe 3 grands types

  • Carnets virtuels : diabete passeport, diabetopartner, bant etc…

Aide diététique et aide à la quantification des glucides : glucocheck, diabete gourmand, my glucocompteur etc…

  • Programmes d’activité physique et de coaching : S health, Runstatic etc…

Le problème de ces applications est double

    • Il n’y a pas d’évaluation scientifique disponible pour les applications francophones
    • Il existe un référentiel HAS réglementaire mais non contraignant

Il apparaît donc essentiel pour le patient de parler de ou des applications qu’ils souhaitent utiliser avec un professionnel de santé pour s’assurer que les conseils prodiguées par ces applications soient en adéquation avec les recommandations scientifiques.

A noter quand même qu’il existe actuellement 2 labels de qualité pour ces applications santé

  • Medappcare
  • DMD-santé (label europeen)

Néanmoins ces labels de qualité ne remplacent pas l’évaluation scientifique par les autorités de santé ce qui n’est pas le cas actuellement.

CONCLUSION

Les patients diabétiques sont dans l’ensemble très intéressés par les nouvelles technologies et notamment par l’utilisation d’applications sur le diabète. Malheureusement les professionnels de santé sont encore réticents à l’intégration de ces nouveaux outils dans leurs pratiques ce qui est dommageable pour les patients qui ont besoin d’informations et de conseils concernant la fiabilité de ces applications. Il est particulièrement important que les professionnels de santé repensent la relation soignant-patient autour du numérique pour ne pas être un frein mais devenir facilitateur dans l’utilisation de ces nouveau outils. Il est important de s’impliquer pour éviter l’ubèrisation de ces pratiques qui ne sont soumis à aucune réglementation contraignante.