Nouvelles technologies et diabète : Où en est-on ?

Réalisé par le Dr Muriel BENICHOU

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Quelques définitions

e-santé : technologies pour la santé regroupant la m-santé, les objets connectés et la télémédecine

m-santé= applications pour smartphone et tablette

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Objets connectés : pompe à insuline, capteur de glucose, lecteur de glycémie capillaire, podomètre, balance connectée, montre connectée

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télémédecine : utilisation d’applications ou d’objets connectés dans le cadre d’une organisation médicale humaine

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Applications pour le diabète

Il existe actuellement  50000 applications de m-santé disponibles et 50 applications m-santé francophones pour le diabète mais en réalité il en existe beaucoup plus car certaines ne sont pas référencées

Il en existe 3 grands types

  • Carnets virtuels : diabete passeport, diabetopartner, bant etc…
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Aide diététique et aide à la quantification des glucides : glucocheck, diabete gourmand, my glucocompteur etc…

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  • Programmes d’activité physique et de coaching : S health, Runstatic etc…
  • Les nouvelles technologies et le diabète 7

Le problème de ces applications est double

    • Il n’y a pas d’évaluation scientifique disponible pour les applications francophones
    • Il existe un référentiel HAS réglementaire mais non contraignant

Il apparaît donc essentiel pour le patient de parler de ou des applications qu’ils souhaitent utiliser avec un professionnel de santé pour s’assurer que les conseils prodiguées par ces applications soient en adéquation avec les recommandations scientifiques.

A noter quand même qu’il existe actuellement 2 labels de qualité pour ces applications santé

  • Medappcare
  • DMD-santé (label europeen)

Néanmoins ces labels de qualité ne remplacent pas l’évaluation scientifique par les autorités de santé ce qui n’est pas le cas actuellement.

CONCLUSION

Les patients diabétiques sont dans l’ensemble très intéressés par les nouvelles technologies et notamment par l’utilisation d’applications sur le diabète. Malheureusement les professionnels de santé sont encore réticents à l’intégration de ces nouveaux outils dans leurs pratiques ce qui est dommageable pour les patients qui ont besoin d’informations et de conseils concernant la fiabilité de ces applications. Il est particulièrement important que les professionnels de santé repensent la relation soignant-patient autour du numérique pour ne pas être un frein mais devenir facilitateur dans l’utilisation de ces nouveau outils. Il est important de s’impliquer pour éviter l’ubèrisation de ces pratiques qui ne sont soumis à aucune réglementation contraignante.